Vers une reprise du nucléaire au Japon ?

Présenté par Allianz
Les associations de protection de l’environnement ont matière à s’inquiéter du retour au pouvoir du PLD (Parti libéral-démocrate) au Japon.
Plus d’un an et demi après l’accident de Fukushima (Japon), le nucléaire pourrait « ressusciter » au pays du soleil levant.

L’issue du dernier scrutin législatif pourrait radicalement changer la donne énergétique.

Ils sont des millions à avoir dit « non » au nucléaire. Parfois dans la rue, parfois devant les bureaux du désormais ex-Premier ministre Yoshihiko Noda, toujours en procédant à d’importantes économies d’énergie. Ce « travail de sape » a fini par payer, Tokyo ayant fixé un objectif de démantèlement de la totalité des centrales atomiques nippones d’ici trois décennies.

Un succès historique pour les associations de protection de l’environnement quand bien même cette mesure, en quelque sorte déjà effective avec l’arrêt de la quasi-totalité des structures nucléaires du pays (NDLR : seuls les réacteurs numéros trois et quatre de la centrale d’Ohi sont actuellement en service), fait aussi le lit des énergies fossiles, dont les importations ont grimpé de façon vertigineuse ces derniers mois.

Allant de pair avec le retour aux affaires de Shinzo Abe, qui fut déjà Premier ministre du 26 septembre 2006 au 25 septembre de l’année suivante, la victoire du Parti libéral-démocrate (PLD) au scrutin législatif pourrait néanmoins tout remettre en cause. Ce dernier est en effet pro-nucléaire et se pose en « parti réaliste », « privilégiant les défis économiques, principale préoccupation des citoyens, devant la question des centrales atomiques », résument nos confrères du Monde.

Une sûreté à renforcer

De quoi s’interroger quant au maintien du plan énergétique adopté par le précédent gouvernement. Fervent défenseur d’un Japon à la balance commerciale excédentaire, le PLD a fait part de sa volonté d’examiner la totalité des réacteurs du pays sur une durée de trois ans. Il se prononcera ensuite sur leur relance.

En attendant, le succès du PLD s’est immédiatement traduit par une hausse importante du cours des actions des principales compagnies d’électricité japonaises, celui de TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), exploitant malheureux de l’unité de Fukushima-Daiichi, bondissant de 33 % avant-hier à la Bourse de Tokyo. La reprise de l’activité nucléaire n’est toutefois pas le seul fait du nouveau gouvernement dans la mesure où le verdict de sécurité préalable doit être prononcé par l’Autorité de régulation nucléaire, un organisme créé en septembre dernier qui « prévoit de définir de nouvelles normes de sécurité plus sévères que les précédentes dans le courant de l’année prochaine, de superviser l’élaboration de plans de prévention et de secours par les régions hébergeant des installations atomiques et de se prononcer sur leur sûreté », détaille le site Internet du quotidien.

Ci-devant président de l’Autorité française de sûreté nucléaire, interrogé par l’AFP, André-Claude Lacoste considère cependant qu’« il reste beaucoup à faire au niveau des industriels et exploitants en termes de prise de conscience et de gestion de la sûreté ». Des propos corroborés par la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, interrogée par Lemonde.fr et selon laquelle « il est nécessaire de relever encore les normes de sûreté nucléaire, en envisageant tous les événements extrêmes qui peuvent affecter les centrales, et ce de manière transparente ».

Reste à savoir si telle est aussi la logique de M. Abe et de ses troupes…

Cet article vous a été proposé par Allianz, leader européen de l’assurance et des services financiers, en partenariat avec zegreenweb. Pour en savoir davantage sur les engagements d’Allianz en matière de développement durable, nous vous invitons à visiter le site http://www.allianz-nos-engagements-durables.fr.

Crédits photos : Wikimedia Commons / Mugu-shisai - Hirorinmasa
GD Star Rating
loading...