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Un nouvel atlas pour un monde qui change

Un nouvel atlas pour un monde qui change
Réchauffement climatique oblige, le Groenland a perdu une proportion importante de sa superficie

Un peu comme actualiser le dictionnaire, mettre à jour les cartes géographiques du globe n’est pas chose aisée. C’est que notre monde évolue constamment, et pas que sur des millions d’années… L’Homme le remodèle régulièrement, lorsqu’il annexe des territoires, lorsque des conflits accouchent d’un nouveau pays, lorsqu’il construit des villes de plus en plus grandes… Lorsqu’il joue au plus fort avec la nature, déviant ses fleuves et rasant des forêts, ou encore lorsque ses activités de tous les jours nuisent à l’environnement.

On le sait : le réchauffement climatique, majoritairement imputable à l’augmentation des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GES) mondiales aux dires des experts du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), est lui aussi passible de modifier voire de faire disparaître bien des territoires. Il est également une menace majeure pour les populations, pour la biodiversité, et commence déjà à transformer notre planète. L’érosion de la calotte glaciaire est en effet synonyme de montée des eaux qui remettent en cause la survie même de plusieurs Etats insulaires.

Uunartoq Qeqertaq a cependant pointé le bout de son nez en Arctique en 2006. Ce nom inuit désigne une nouvelle terre apparue au large de la côte Est du Groenland, à près de 550 kilomètres au nord du cercle polaire arctique. Littéralement appelée « l’île du réchauffement », elle refait surface chaque année en période estivale durant la fonte des glaces. Cinq ans après sa découverte, les géographes ont estimé que la nouvelle île était suffisamment « permanente », c’est-à-dire qu’elle ne re-disparaissait plus assez lors de la reformation des glaces, pour figurer sur une carte.

D’une manière générale, la dernière édition du prestigieux atlas compilé par le Times démontre que l’Arctique est la région du monde qui a le plus changé ces dernières années. Les côtes du Groenland apparaissent ainsi nettement plus brunes sur la nouvelle carte, l’île ayant perdu depuis la dixième édition publiée en 1999 pas moins de 15% de sa surface de glaces permanentes, soit près de 300 000 kilomètres carrés.

Cette mise à jour atteste en outre de l’empreinte incontestable de l’Homme sur la surface de la Terre, avec pas moins de 7 000 changements en l’espace de quatre ans… Des évolutions le plus souvent préjudiciables mais aussi quelques bonnes surprises, par exemple le retour de la mer d’Aral, qui se reforme alors qu’on la croyait asséchée à jamais. Comme quoi l’Homme est aussi capable de réparer ses erreurs…

Crédits photos : wikimedia commons - Hypermod / flickr - NASA Goddard Photo and Video
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  • visiteur

    J’ai découvert récemment un projet documentaire en 3D intitulé “Les ailes de Johnny May”, retraçant la vie d’un illustre aviateur Inuit.

    Lui-même a constaté depuis des décennies en survolant ses terres, le changement climatique et de décor du Nunavik. J’ai pu visionner les images de la bande annonce et suis même devenue co-productrice du projet via un site qui s’appelle touscoprod. L’initiative et le sujet m’ont beaucoup plu. Si vous voulez en savoir davantage sur le documentaire, voici le lien http://www.touscoprod.com/ca/pages/projet/fiche.php?s_id=1

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