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Un hôpital pédiatrique tout de vert recouvert

Un hôpital pédiatrique tout de vert recouvert
L’hôpital pédiatrique Meyer, un complexe niché en pleine végétation toscane, cherche à s’adapter au mieux aux besoins de ses petits patients. Et la nature n’est pas absente à cette réflexion.

L’architecture durable n’est pas que l’affaire de projets futuristes voire un peu fous : elle peut également s’appliquer à des lieux de vie fréquentés par tous. Nouvel exemple avec l’hôpital pédiatrique Meyer à Florence (Italie).

A l’origine : un bâtiment du début du XXe siècle et une extension nécessaire. C’est alors que le cabinet d’architectes florentin CSPE entre en scène. Fondé en 1975, spécialisé dans le design des infrastructures de santé et des bâtiments publics, il jouit d’une excellente réputation comme en témoignent les récompenses attribuées par l’Union Européenne (UE), l’UNESCO et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Associé à un autre cabinet international d’architecture durable, Anshen + Allen, CSPE étudie depuis l’an 2000 une nouvelle manière de soigner les enfants. Dans ce cadre le duo bénéficie du soutien de l’UE à travers le programme Energie de rénovation des hôpitaux.

Car la population infantile est plus fortement sujette à des risques d’inadaptation au milieu hospitalier, ce qui explique ce besoin de confort et de calme. CSPE et Anshen + Allen l’ont intégré dans leur construction qui a été pensée pour être la plus verte possible, la nature étant elle-même un objet de relaxation. « Les matériaux, la lumière, les couleurs et le paysage environnant sont combinés pour créer un espace physique et psychologique qui réinvente l’idée de ce qu’un hôpital spécialement destiné aux jeunes enfants peut être », précise Anshen + Allen.

La nature au centre du jeu

L’entrée se fait par l’Ognissanti Villa, le bâtiment d’origine de l’hôpital, lui-même restauré. « Nous voulions créer une mémoire du passé tout en réduisant le stress que peut engendrer une structure hospitalière typique », commente Romano Del Nord, membre du cabinet CSPE. Pour accéder à la nouvelle extension de 26 000 mètres carrés les patients traversent un chemin couvert au milieu d’un jardin central. Les vitres de cet ensemble sont elles-mêmes recouvertes de panneaux solaires pour à la fois produire de l’énergie… et réduire l’éblouissement.

La réalisation la plus visible est toutefois l’installation d’un toit « vert » géant qui recouvre presque toute la nouvelle portion de l’hôpital et est parsemé de quarante-sept « chapeaux de Pinocchio », des petits tubes laissant pénétrer la lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment. Il est également relié à une aire de jeu où peuvent s’évader les jeunes patients, avec pour horizon la verdure.

Les premiers résultats positifs ne se sont pas fait attendre. L’hôpital aurait ainsi réduit de 30% ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Ses consommations en chauffage/climatisation et en électricité seraient quant à elles respectivement inférieures de 62% et 80 % à celles d’un hôpital « classique ». La facture s’allège également puisque ces réductions correspondent à une économie de quelque 92 000 euros, pour seulement 9 000 euros de frais de maintenance. « C’est un hôpital pour le futur » estime le cabinet CSPE . Difficile de lui donner tort.

Crédit photo : CSPE
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