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Un cabinet spécialisé dresse le bilan carbone des cinq principaux candidats à l’élection présidentielle

Un cabinet spécialisé dresse le bilan carbone des cinq principaux candidats à l'élection présidentielle
Le bilan carbone de Jean-Luc Mélenchon entre le 20 mars et le 8 avril dernier est le moins bon – ou le plus mauvais – des candidats à la magistrature suprême

Ils ne pouvaient pas y échapper. Le cabinet spécialisé B&L évolution a établi le « baromètre carbone » des cinq « gros » candidats à l’élection présidentielle. Celui-ci s’étale sur la période allant du 20 mars au 8 avril dernier. S’il est l’un de ceux qui a le plus parlé d’environnement, le représentant du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon est aussi bon dernier de ce classement.

Ce n’est pas parce que les thématiques liées à la protection de l’environnement ont été littéralement « squeezées » des débats que les meetings des candidats les mieux placés dans les sondages (et des autres) n’ont pas, eux aussi, une empreinte écologique. Les meetings, mais aussi leurs quartiers généraux de campagne et déplacements respectifs, ainsi que l’impression des tracts et autres affiches. Le cabinet spécialisé B&L évolution s’est attaché à l’évaluer dans chacun de ces quatre postes d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Une tâche d’autant plus ardue que ses experts ont élargi leurs investigations aux permanents et aux déplacements des équipes des cinq principaux prétendants à la magistrature suprême.

« L’objectif est d’avoir un ordre de grandeur de ces postes, de découvrir quel est le bilan carbone d’une campagne et ce qui émet le plus. De comprendre à quoi sont dues ces émissions et si de bonnes pratiques permettent de les réduire », a précisé B&L évolution sur son site Internet. Selon ses estimations, les meetings et les impressions sont les « deux postes prépondérants ». À noter également que, sans grande surprise, les premiers sont de loin « les éléments différenciant le plus les candidats ». « Visiblement, la stratégie du terrain n’est pas la même d’un candidat à l’autre, François Hollande ayant tenu dix-huit meetings, soit autant que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou réunis. Quant à Nicolas Sarkozy, il a pris la parole à douze reprises pour un cumul de soixante-huit mille cinq cents personnes, soit neuf mille de plus que M. Hollande », souligne le cabinet, qui « pour le poste émission (a en outre) comptabilisé toutes les émissions liées aux affichages réglementaires […] le long des bureaux de vote ».

François Bayrou et Marine Le Pen font écologiquement mieux que leurs trois devanciers dans les sondages

De ce travail de fourmi, on retiendra en particulier cette étonnante statistique : en l’espace de dix-neuf jours, le « quintette » a « émis autant de CO2 […] que quatre cent quatre-vingt-neuf tours du monde en voiture » (!) Le « président-candidat » et M. Mélenchon sont en la circonstance à égalité parfaite avec l’équivalent de cent-vingt-trois tours chacun, soit dix de plus que le candidat socialiste, M. Bayrou et Mme Le Pen ayant été beaucoup plus raisonnables avec respectivement soixante-dix et soixante tours.

Au total, avec mille quatre cents tonnes de dioxyde de carbone rejetées durant la période précitée, le candidat du Front de Gauche, bien parti pour être le fameux « troisième homme » de ce scrutin, devance toutefois le chef de l’État et le président du Conseil général de la Corrèze (environ mille deux cents tonnes chacun). Cette fois encore, le président du MoDem et son homologue du Front National se sont montrés davantage éco-responsables que leurs pairs, avec approximativement sept cents tonnes de CO2 chacun. M. Mélenchon a en revanche un ratio par participant « significativement moins élevé que les autres candidats (six kilos équivalents CO2 contre une moyenne de neuf kilos et cinq cents grammes équivalent CO2), qui s’explique en grande partie par des meetings très fédérateurs [vingt-trois mille personnes à Lille (Nord), soixante-dix mille à Toulouse (Haute-Garonne) ] », détaille B&L évolution. Des événements concentrant une grande quantité d’individus encouragent en effet l’utilisation des transports en commun.

D’aucuns diront malicieusement qu’il est décidément indispensable de rassembler les électeurs…

Crédits photos : flickr / Place au people – Jean-Marc Ayrault
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