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Surfrider Foundation joue la carte sexy contre la pollution des plages

Surfrider Foundation joue la carte sexy contre la pollution des plages
Délicieusement provocateur, le calendrier de Surfrider Foundation est un plaidoyer contre l'exploitation pétrolière offshore.

On le croirait tout droit sorti d’Entrevue ou de FHM. Les modèles sont en effet superbes et leur plastique irréprochable. Glamour vu d’un oeil distrait, ce calendrier intitulé « Surfrider 2011 Oil Calendar » est en fait une manière originale sinon osée – et on l’espère aussi efficace – de dénoncer la pollution du littoral, cheval de bataille de la Surfrider Foundation, créée en 1990 et qui compte parmi ses ambassadeurs l’ancien arrière-gauche des Bleus Bixente Lizarazu ou encore Miss France 2011 Laury Thilleman, laquelle aurait tout aussi bien pu poser pour l’ONG.

De belles inconnues se sont prêtées au « jeu », avec en guise de bikinis… des tâches noires d’hydrocarbures, et le contre-pied n’a pas laissé de marbre, ainsi que l’a indiqué Gabriel Gelin, chargé de communication pour l’association, selon lequel « comme toute campagne, la première cause d’échec aurait été l’absence de réaction, ce qui n’a absolument pas été le cas ». L’initiative suscite en effet le buzz sur Internet, avec de nombreux tweets la relayant depuis le mois dernier. L’effervescence est néanmoins tardive, le calendrier (qui n’est pas disponible à la vente) ayant en fait été lancé… en début d’année.

Depuis janvier, des « sirènes vertes » en tenue d’Ève interpellent la gente masculine sur les ravages que peut occasionner l’exploitation des plates-formes pétrolières offshores. Il s’agit d’une « réponse aux événements récents dans le Golfe du Mexique (NDLR : l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon en avril 2010 avait déclenché une marée noire hors norme, la plus grave de toute l’histoire des États-Unis), en Chine mais aussi en réaction aux nombreux déballastages illégaux qui sévissent quotidiennement », a précisé M. Gelin.

Tiré à cinq cents exemplaires (sur du papier recyclé comme de juste), ce calendrier avait vocation à médiatiser la campagne « Stop Oil Spill » de l’association, qui au même titre que nombre de ses coreligionnaires protectrices de l’environnement réclame un moratoire mondial sur les constructions de plate-formes pétrolières offshore en attendant l’adoption de nouvelles normes de sécurité et l’application du principe pollueur-payeur.

Une mesure qui, à n’en pas douter, serait une mauvaise nouvelle pour Shell, BP et consorts. Ces Goliaths peuvent toutefois compter sur le soutien indéfectible de lobbies prospères et dont, vu le contexte, entre montée des prix des hydrocarbures, épuisement des ressources pétrolières, coûts écologiques et financiers des marées noires et perspectives économiques des filières renouvelables, le conservatisme zélé relève aujourd’hui de la pathologie. Tout démontre qu’il faudra hélas beaucoup plus qu’une campagne, aussi aguicheuse et réussie soit-elle, pour qu’ils finissent par comprendre qu’ils vont droit dans le mur…

Crédits photos : Surfrider Foundation
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