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SeaOrbiter : un vaisseau révolutionnaire

SeaOrbiter : un vaisseau révolutionnaire
Le SeaOrbiter : un concentré d’expertise à la française et d’innovations internationales

Partir à la conquête de l’océan.  Telle est la mission que s’est fixée l’architecte français Jacques Rougerie. Pour y parvenir, il a mis au point SeaOrbiter, une plate-forme qui doit voguer au gré des courants afin d’observer les fonds marins.

Les dix-huit membres d’équipage vivront immergés 24 heures sur 24, accédant en exclusivité à des contrées encore jamais explorées jusqu’ici, dans l’optique d’« observer en continu les grands phénomènes climatiques et la mise en place d’un système de prévention réduisant les risques encourus par les populations vivant sur le littoral (70 % de la population mondiale) », rapporte le site Internet du projet. Dans la lignée de ses illustres prédécesseurs Jules Verne et Jacques-Yves Cousteau, M. Rougerie s’est lancé un défi de taille : contribuer à la protection de l’environnement à l’échelle planétaire.

« Le champ d’exploration auquel nous nous attaquons est très vaste. A l’heure actuelle, on ne connaît pas les grands abysses. Les explorer permettra de préparer le futur, en exploitant correctement les énergies renouvelables issues de la mer. C’est un champ nouveau, qui appartient au bien commun de l’humanité ; avec SeaOrbiter, nous voulons donc être complètement transparents sur les données recueillies et nous ouvrir au plus grand nombre d’institutions scientifiques », a décrypté l’ambitieux architecte, qui espère sceller un partenariat avec la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre (GES) de la planète et régulièrement confrontés à des catastrophes naturelles. « Il est logique de faire participer ce pays à l’élaboration de notre sentinelle des océans », estime M. Rougerie, qui prévoit également de participer à l’exposition YEOSU 2012, organisée en Corée du Sud et qui aura pour thème « les côtes et océans vivants ».

Une belle opportunité pour lui de présenter la maquette de SeaOrbiter, un vaisseau qui a pu profiter des technologies des autres créations d’organismes réputés, qu’ils soient français comme l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) ou la Marine Nationale, ou étrangers (Japon, Etats-Unis, Ecosse etc.). Tout-en-un, le SeaOrbiter sera à la fois un outil d’observation, de pédagogie et de médiatisation, contribuant ainsi à « créer un comportement universel s’appuyant sur une meilleure compréhension des phénomènes naturels et vivants de l’espace maritime, le plus grand territoire de la planète ». Depuis 1998, année où M. Rougerie a effectué les premières esquisses, le projet a bien grandi. Conformément au calendrier prévisionnel, l’équipe de l’architecte est « en train de finaliser l’appel d’offre pour le chantier, qui devrait débuter dans moins de six mois ». Le SeaOrbiter devrait effectuer sa première mission en Méditerranée (http://www.zegreenweb.com/sinformer/nature-voyage/mediterranee-paradis-des-aoutiens-et-du-plastique,19882 ) en mai 2013. M. Rougerie peut maintenant piaffer d’impatience : le plus gros est sans doute derrière lui.

Crédits photos : SeaOrbiter
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