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Réchauffement climatique : recherche nouveau protocole international désespérément

Réchauffement climatique : recherche nouveau protocole international désespérément
La première phase du Protocole de Kyoto arrivera à expiration en fin d'année prochaine. Nul ne sait encore s'il sera prolongé ou si un nouveau texte contraignant lui succédera...

C’est un fait : en dépit de quelques avancées encourageantes lors du sommet de Cancun (Mexique) en décembre dernier, lesquelles ont surtout permis de sauver le processus décisionnaire onusien et ont consacré l’émergence d’une prise de conscience climatique au sein des gouvernements indien et chinois, la communauté internationale continue de se casser les dents sur la mise en place d’un accord contraignant de lutte contre la montée des températures. Même si les perspectives paraissent aujourd’hui (un peu) moins sombres que dans les semaines qui ont suivi le douloureux échec de la conférence de Copenhague (Danemark) fin 2009…

Les dernières discussions à Bonn (Allemagne) ont en effet rappelé, si besoin était, la longueur du chemin qui reste à parcourir et qu’il sera bien difficile de parvenir à une concorde satisfaisante lors du sommet de Durban (Afrique du Sud), qui débutera dans cinq mois.

Objet d’intenses négociations dans la station balnéaire mexicaine, le Protocole de Kyoto, ratifié par la quasi-totalité des pays membres de l’ONU à l’exception regrettable des États-Unis, est désormais obsolète (NDLR : la Chine n’était pas encore le premier émetteur mondial de CO2 lorsqu’il a été soumis aux décideurs, pour citer un exemple parmi beaucoup d’autres) et sa première phase arrivera à expiration fin 2012. Qu’elle prenne la forme d’une réactualisation ou d’un nouveau processus, une deuxième phase d’engagement doit donc à tout prix être arrêtée dans les plus brefs délais, sous peine d’un « capharnaüm climatique » qui rendrait totalement fantaisiste l’hypothèse de contenir la hausse du thermomètre mondial en-dessous des deux degrés celsius.

Ce dossier brûlant est revenu sur le tapis hier à l’occasion d’une nouvelle session du Conseil de l’environnement, qui regroupe les ministres de l’Environnement des États membres de l’Union Européenne (UE). Dévoilée par Bruxelles en mars dernier et préconisant notamment une diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) comprise entre 85 et 90 % d’ici la moitié du siècle, la « Roadmap 2050 » était à l’ordre du jour de cette réunion.

le réchauffement climatique au menu de la commission de l'environnement

Divisions

Or cette stratégie ne fait pas l’unanimité, en partie parce qu’elle reste évasive quant aux moyens financiers et logistiques à déployer pour se conformer à l’ambitieux objectif instauré par la Commission européenne mais aussi – surtout ? – parce que les réductions continentales de rejets carbone envisagées à l’horizon 2020 restent limitées à 30 %. Un pourcentage certes supérieur à celui originellement prévu par l’UE mais qui demeure inférieur de dix points aux recommandations de certains spécialistes, ce qui signifie pour les plus pessimistes que l’Europe est bien lancée pour poser un plâtre sur une jambe de bois. Par ailleurs, tous ne souhaitent pas une prolongation du Protocole de Kyoto, lui préférant l’élaboration d’un nouveau texte ex nihilo. L’absence de consensus sur le principe même de reconduction laisse augurer de pourparlers orageux dans les mois à venir ou au mieux d’un compromis qui, comme souvent dans pareilles situations, ne contentera pas grand-monde.

Nous n’en sommes toutefois pas encore là, et malgré certains couacs en interne qui ont eux aussi contribué au cul-de-sac actuel l’Union a tout de même prouvé ces derniers mois son attachement à préserver les (fragiles) équilibres climatiques, instaurant en particulier un « Paquet Énergie-Climat » que Barack Obama n’a pas réussi à imposer de l’autre côté de l’Atlantique.

Loin d’être le canard boîteux de la lutte contre le réchauffement climatique, le Vieux Continent doit maintenant s’employer à ne plus parler que d’une seule voix dans ces grandes rencontres internationales où il tenait jadis le haut du pavé. Prendre ses responsabilités, montrer l’exemple, viser haut. Pour qu’on ne puisse pas lui reprocher, si nouvelles débandades type Copenhague il y a, de ne pas avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour l’éviter.

Crédits photos : flickr – Mikael Miettinen / Conan
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  • melissa

    Voir plus haut, c’est exactement ca !

  • sandra

    Oui, et se fixer de réels objectifs sans laisser de “droit a polluer”, sinn on y arrivera jamais !

  • visiteur

    BORLOO : Ministre de l’écologie qui signe en catimini quelques heures avant son départ un décret autorisant les sondages GAZ DE SCHISTES ( et de façon associé à ce permis d’exploration , leur exploitation ! ) , alors que quelques jours avant un film documentaire sur TF2 révélait leurs conséquences ultra catastrophiques sur la pollution des nappes d’eau !! Impossible que même s’il n’a pas vu personnellement ce film , personne dans son entourage ne lui en ait parlé , tellement les dégâts irréversibles occasionnés sont inacceptables ! Le documentaire est édifiant : en ouvrant le robinet d’eau , et en allumant un briquet , on embrase une flamme continue , véritable torchère de 80 cm de long !! Des autistes de l’acabit de Borloo , on n’en veut surtout pas , ni comme ministre , ni comme président de la République , ni même comme rien du tout !!

  • http://www.pearltrees.com/perringwendal/22-juin/id3592513 22 Juin by perringwendal – Pearltrees

    [...] citer un exemple parmi beaucoup d’autres) et sa première phase arrivera à expiration fin 2012. Réchauffement climatique : recherche nouveau protocole international désespérément | zegreenweb Générale Réchauffement climatique MIGR.INTER. Durban ETAT DE NOTRE PLANETE EN DANGER 3 [...]