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Non, toutes les émissions de télé-réalité ne sont pas bêtes et (parfois) méchantes…
On en avait déjà eu la preuve avec, entre autres, un programme diffusé début 2010 sur la chaîne indienne Doordashan. Étonnant mélange de Koh-Lanta, de La Ferme et de Loft Story, il avait pour théâtre l’État du Kerala, dans le sud du pays, et l’ambition de valoriser les initiatives durables entreprises dans la région (projets d’irrigation, travaux d’assainissement etc.).
De son côté, France 5 diffusera à compter de ce soir 200 kilomètres à la ronde, une émission qu’apprécieront tout spécialement les locavores, c’est-à -dire, pour les non-initiés, les éco-citoyens zélés qui se nourrissent exclusivement de denrées produites dans un rayon de 200 kilomètres autour de chez elles. Venu des États-Unis, le concept a été popularisé par la chef Jessica Prentice en 2005 et méritait bien un focus télévisuel.
Parce que manger local et de saison sert la lutte pour la protection de l’environnement
Découpée en six épisodes, cette saga narre les tribulations de cinq familles toulousaines (Haute-Garonne) sensibilisées à la protection de l’environnement et qui, après avoir généreusement consommé des fruits et légumes hors saison et autres aliments importés, ont décidé de placer sous scellés leurs produits non-locaux. Un challenge pour les parents et un vrai crève-coeur pour leur progéniture, contrainte de se passer de Nutella – vu la quantité d’huile de palme que contient la célèbre pâte à tartiner de Ferrero, ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose – et de faire une croix sur les « sessions » McDonald’s.
« Dans les cinq épisodes suivants, on peut voir les familles réapprendre les basiques de l’alimentation quotidienne, faire leurs courses au marché du coin, préparer une pizza 100% locale ou encore nouer de nouveaux liens sociaux avec les petits producteurs près de chez eux dont, pour certains, ils ne soupçonnaient même pas l’existence », relate Neoplanete.com. Dédiée au développement durable, publicité bienvenue pour les producteurs locaux dans un contexte de retour en grâce de ce que nous appellerons « l’authenticité alimentaire », 200 kilomètres à la ronde peut aussi, a contrario, être interprétée comme une critique de la « malbouffe » et de son corollaire, l’obésité. Qui a de surcroît le mérite d’éviter l’écueil moralisateur.

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