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Pollution : les grands débleuisseurs des mers

Pollution : les grands débleuisseurs des mers
Une des, très, nombreuses victimes animales des marées noires...

1979, le Bételgeuse : Ce navire français transportait 40 000 tonnes de fuel léger quand il a explosé, le 8 janvier, dans la baie de Landry (Irlande). Les cinquante membres d’équipage ont trouvé la mort, et l’impact de ce drame sur l’environnement a été considérable.

1979,  l’Atlantic Empress : Ce navire grec est le plus gros à avoir jamais coulé. Le 19 juillet, au large de Trinidad-et-Tobago, il transportait 276 000 tonnes de brut quand il entra en collision avec l’Aegan Captain, qui lui en transportait 200 000, subit peu de dommages et perdit moins de pétrole. Il fut remorqué à 300 milles au large des côtes, tandis que des bâtiments de sauvetage tentaient d’éteindre l’incendie (lequel provoqua la mort de 26 des membres de l’équipage) et arrosaient les nappes de pétrole de puissants dispersants. Plusieurs explosions gênèrent le processus, et la remorque dut finalement être larguée le 2  août. Quelques heures plus tard, l’Atlantic Empress coula. Au cours de cet accident, les deux navires perdirent un total hallucinant de 287 000 tonnes de pétrole brut, auxquelles doivent 26 000 tonnes pendant l’opération de remorquage au large de la Barbade. La nappe disparut une semaine après le naufrage du supertanker grec, sans avoir atteint les terres, mais en provoquant des dégâts terribles sur les fonds marins.

1980 le Tanio : Battant pavillon malgache, le Tanio devait réaliser une livraison de 27 000 tonnes de fioul n°2 entre l’Allemagne et l’Italie. Il se cassa en deux au nord de l’île de Batz le 7 mars. La partie avant du navire coula rapidement, provoquant la propagation de plus des deux tiers de sa cargaison. Huit des membres d’équipage périrent noyés, et 200 kilomètres de côtes finistériennes et armoricaines furent touchés.

1983, le Castillo de Belver : Ce supertanker espagnol fit naufrage le 5 août au large du Cap (Afrique du Sud), avec une cargaison de 252 000 tonnes de pétrole. La pollution terrestre fut néanmoins relative, l’essentiel de la nappe s’étant dissout au large, mais cette fois encore, les répercussions pour les fonds marins ont été gravissimes.

1989, l’Exxon Valdez : Sans conteste l’une des marées noires les plus médiatisées. Le pétrolier américain était lesté de 180 000 tonnes de pétrole brut quand il s’est échoué, le 24 mars. Si « seulement » 38 500 d’entre elles se sont déversées dans la baie du Prince-William, au sud de l’Alaska, elles ont provoqué sur les terres des dégâts immenses. Plus de 7 000 km2 de nappes polluèrent ainsi, îlots et échancrures compris, un total 1 770 kilomètres de côtes. Une erreur de navigation est à l’origine de ce cataclysme écologique. Elle pourrait trouver sa source dans les problèmes d’alcoolisme du commandant, lequel a inexplicablement quitté la passerelle juste avant l’accident et commis l’erreur dramatique de confier les commandes à un lieutenant qui n’était pas qualifié pour diriger le navire dans cette portion du parcours. La vitesse alliée à la nature rocheuse du haut-fond ont provoqué l’échouement et la déchirure de la coque sur toute sa longueur. Très maigre consolation : revenu sur la passerelle, la tentative du commandant de déséchouer le navire s’est soldée par un échec. En cas de succès, elle aurait pu provoquer le naufrage du pétrolier et lui faire perdre une proportion plus importante de sa cargaison.

A la suite de cet accident, l’Organisation maritime internationale imposa en 1992 à tous les transporteurs de brut de posséder une double coque.

1989, l’Aragon : Le 26 décembre, au large de Madère, ce pétrolier naviguant sous pavillon portugais subit une avarie de propulsion suivie, trois jours plus tard, d’une rupture de sa coque avant. Jusqu’à son rebouchage provisoire par les plongeurs, 25 000 tonnes de pétrole brut se sont échappées, atteignant Porto Santo et plusieurs îles inhabitées mi-janvier.

1990, le Sea Spirit : Bâtiment chypriote, le Sea Spirit est victime d’une grave avarie le 6 août. 9 860 tonnes s’échappent du pétrolier. L’Espagne et quelques 600 kilomètres des côtes marocaines sont touchés.

1991, Mina al Ahmadi : Il est ici question d’un sabotage perpétré par l’armée irakienne pendant la guerre du Golfe. La destruction de ce terminal, l’un des plus importants du Koweït, est une catastrophe pétrolière sans précédent. Entre 800 000 et 1 450 000 tonnes de pétrole (soit l’équivalent d’au moins 750 piscines olympiques) ont été volontairement répandues dans le Golfe Persique le 26 janvier, touchant les côtes koweïtiennes, iraniennes et, à hauteur de plus de 800 kilomètres, saoudiennes.

1991, le Haven : Encore un navire chypriote, qui lui s’échoue le 11 avril au large de Gênes avec à son bord 145 000 tonnes de pétrole. Cinq marins meurent, et les côtes françaises et italiennes sont largement polluées.

1992, Aegean Sea : Ce bateau grec transporte 74 000 tonnes de pétrole lorsqu’il s’échoue à l’entrée du port espagnol de La Corogne le 3 décembre. Touchée seize ans plus tôt par une importante marée noire, la Galice assiste impuissante à un recommencement aggravé de l’histoire : 300 kilomètres de côtes sont pollués.

1993, le Braer : La tempête (des vents de force 10 Beaufort ont été mesurés) a provoqué le naufrage, le 5 janvier, de ce pétrolier battant pavillon de complaisance libérien autant qu’elle a limité (relativement) l’impact du déversement de ses 86 200 tonnes de pétrole sur les côtes écossaises. Dans l’impossibilité d’être remorqué, le navire s’est échoué avant de se briser sur les rochers.

Crédit photo : Flickr - marinephotobank

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