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Sommet de Cancun : la Bolivie en colère

Sommet de Cancun : la Bolivie en colère
Evo Morales rejette l'accord signé à Cancun et pourrait prochainement saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye

Le pays n’a pas souscris à la résolution adoptée par les pays membres des Nations Unies à Cancun et vient d’officialiser sa volonté de saisir la Cour de Justice Internationale (CIJ) de La Haye (Pays-Bas). Tout indique qu’il sera très difficile de le faire reculer.

La Bolivie a décidément une manière bien à elle d’appréhender les négociations climatiques. Organisatrice en avril dernier d’un sommet alternatif quelque peu perturbé par l’éruption du volcan Eyjafjalla à Cochabamba, la patrie du vibrionnant Evo Morales, souvent chavezien dans ses discours quoique objectivement moins anti-américain que son homologue vénézuélien dans les faits, se pose depuis en porte-parole des revendications des pays du Sud. Dans l’actualité de ces dernières semaines elle n’a pas été complètement épargnée par le scandale WikiLeaks, qui a mis au jour un document faisant état d’une perception trop idéologique des tractations.

Une accusation sans doute pas dénuée de fondement mais qui a bien sûr été balayée par la voix de l’ambassadeur bolivien aux Nations Unies à New York, Pablo Solon. « Don Evo » et ses troupes sont-ils, à l’image de l’Inde et de la Chine avant eux – deux pays qui semblent cependant en être revenus – , atteints de « dogmatite climatique » ? Le ressentiment à l’égard des pays occidentaux, dont ils savent la contribution écrasante aux rejets carbone mondiaux,  biaise-t-il leur vision ? Toujours est-il qu’après avoir décrié toute l’année le texte péniblement conclu à Copenhague (Danemark), à l’issue d’un processus au cours duquel ils n’ont selon eux pas pu avoir leur mot à dire – un avis partagé par nombre de pays en développement (PED) – , les voilà qui pestent contre l’accord scellé à Cancun (Mexique).

« Une décision arbitraire »

Bien qu’une partie des engagements pris dans la capitale danoise aient été précisés sur la côte caribéenne, la Bolivie le juge insuffisant pour éviter un « génocide climatique », expression sans équivoque sortie de la bouche de M. Morales en personne. Plus inquiétant pour l’avenir de cette concorde elle aussi obtenue au forceps, le pays envisage de déposer un recours auprès de la CIJ, estimant que les règles de la Convention des Nations Unies n’ont pas été respectées.

La Paz n’a en effet jamais donné son agrément à la résolution adoptée par les pays membres, or toutes les décisions doivent être adoptées par consensus – ce qui aux dires de certains chefs d’État et analystes politiques constitue dans le domaine climatique, eu égard à la complexité « innée » des tractations, un obstacle majeur à l’obtention d’avancées significatives.

« Le droit de la Bolivie n’a pas été respecté, nous sommes face à une décision arbitraire », a déclaré M. Solon. Plusieurs décideurs ont beau avoir fait valoir qu’il existe une différence de poids entre consensus et unanimité, les autorités boliviennes semblent déterminées à aller au bout de leur démarche, dictée par ce qui est devenu la nouvelle révélation du chef de l’État : la supériorité des droits de la Terre mère sur ceux des humains. Une conception assurément trop idéaliste pour les autres dirigeants mais qu’il paraît vouloir défendre bec et ongles.

Manifestement ulcéré par le manque d’ambition de la communauté internationale, M. Morales, qui souhaite que les pays industrialisés débloquent autant de fonds pour la protection de l’environnement que pour la défense, est désormais prêt à prendre le risque de l’isolationnisme diplomatique pour provoquer un électrochoc. On ne jurerait pas que sa détermination est inébranlable mais la menace est aujourd’hui bien réelle. Les partisans cartésiens d’avancées graduées s’étranglent. Ceux qui pensent que la donne écologique actuelle doit être révisée en profondeur, eux, peuvent louer l’audace du leader bolivien.

Il serait en tout cas bien étonnant qu’ « on » n’utilise pas tous les arguments pour le faire renoncer à cette entreprise qui rappelle aussi, certes de manière fort peu subtile, l’immense responsabilité environnementale des négociateurs. Au cas où ils l’auraient déjà oublié, ceux-là ne peuvent maintenant plus ignorer qu’il faudra faire beaucoup mieux la prochaine fois, à Durban (Afrique du Sud) fin 2011. Et mettre tout le monde d’accord. Sans exception.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Joel Alvarez / Copacabana
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