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Europe Ecologie-Les Verts réalise un score « honorable » aux cantonales

Europe Ecologie-Les Verts réalise un score « honorable » aux cantonales
Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a réalisé une bonne performance lors du premier tour des élections cantonales, traditionnellement défavorables au parti écologiste

Le premier tour des élections cantonales a distingué trois grands vainqueurs : la gauche, le Front National et les abstentionnistes. La performance d’EELV est cependant aussi à souligner.

C’est une cinquième place aux allures de petite victoire. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a de l’avis de sa Secrétaire nationale Cécile Duflot réalisé une « honorable » performance d’ensemble lors de ce premier tour, recueillant 8,3% des suffrages exprimés pour l’ensemble des 1 400 candidats présentés sous la bannière du nouveau parti. Ce score place la formation verte derrière le PS, l’UMP, le FN et le Front de Gauche mais témoigne de progrès considérables par rapport aux précédentes performances des Verts, crédités d’à peine 4% des voix lors du scrutin cantonal de 2004. Il confirme aussi la bonne tenue de la gauche écologiste dans les séquences électorales, après les succès lors des dernières élections européennes (16.28% en juin 2009) et régionales (15% en mars 2010). La formation compte actuellement 31 conseillers généraux. Un chiffre qui aux dires des spécialistes pourrait doubler dimanche prochain.

« Ce score prouve qu’EELV commence à s’implanter dans les territoires malgré la jeunesse politique de nos candidats. C’est d’autant plus satisfaisant que cette élection de notables, traditionnellement la pire pour nous, est peu compréhensible pour les Français », s’est réjoui le Secrétaire national aux élections Jean-Marc Brûlé. Même satisfaction pour le numéro deux du parti Jean-Vincent Placé, qui voit dans ce scrutin « la confirmation de l’implantation électorale, globale et locale, y compris en milieu rural, des écolos ». La forte poussée du FN a cependant gâché une partie de la fête pour Cécile Duflot, qui a évoqué « une claque pour tous les démocrates ».

Face à cette menace, il y a comme un air d’union de la gauche qui flotte. La surréaliste rencontre entre Pierre Laurent (Parti Communiste/Front de Gauche), Cécile Duflot (EELV) et la première secrétaire du PS Martine Aubry sur une péniche parisienne a en effet accouché d’un appel à l’instauration d’un « front républicain » pour faire barrage à l’extrême-droite. Une « union sacrée » également appelée de leurs vœux par le président du Parti radical Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui a succédé aux commandes du ministère de l’Ecologie. Deux points de vue qui tranchent avec la position officielle de la majorité, laquelle s’est refusée à faire un choix clair lors des duels PS/FN.

« Effet Japon » ?

Mais dans les cas où EELV se retrouve au second tour face au PS, pas question de se désister. Une demande notamment formulée par le président du Conseil général de l’Isère André Vallini… à laquelle les candidats écologistes Olivier Bertrand et Hakim Sabri ont opposé une fin de non-recevoir. Objectif pour Europe Ecologie-Les Verts : conserver le seul canton que dirigent les écologistes dans l’Isère (Grenoble 1) et, pourquoi pas, remporter ceux de Grenoble 3 et Saint-Egrève. « Quand la droite est éliminée, nous nous maintiendrons », a confirmé Jean-Vincent Placé.

L’actualité récente a-t-elle eu un impact sur la bonne tenue d’Europe Ecologie aux cantonales ? Réclamé par ses principaux dirigeants sur le nucléaire et source de tensions avec son allié socialiste, le référendum sur le nucléaire a bénéficié d’un important écho médiatique. Le parti avait toutefois donné la consigne, une semaine avant l’élection, de ne pas évoquer de manière trop virulente cette question, histoire d’éviter toute accusation d’opportunisme électoral. « On a trop peu d’éléments pour dire s’il y a eu un effet Japon », a également tempéré l’adjoint au maire de Paris Denis Baupin.

Par ailleurs, deux sondages commandés coup sur coup sur cette question bouillante du nucléaire donnent des résultats radicalement opposés. Commandé par EDF à TNS Sofres et publié chez nos confrères des Echos, le premier a révélé que 55% des Français sont opposés à l’abandon du nucléaire, contre 42% qui y sont favorables. Près de 7 Français sur 10 pensent également qu’un accident nucléaire du même ordre que celui de Fukushima peut se produire en France. 62% des sondés font cependant confiance à EDF pour empêcher un tel scénario.

Commandé par Europe Ecologie à l’Ifop, le second a au contraire révélé que 70% des Français expriment leur soutien à une sortie du nucléaire (51% progressive sur 30 ans, 19% immédiate). Cécile Duflot a expliqué qu’elle n’avait « pas prévu de rendre public » l’étude demandée par son parti et a jugé par la même « un peu trop gros » le sondage EDF. Reste à savoir si ces problématiques nationales et internationales peuvent avoir un véritable impact à l’échelon local, grand oublié des projecteurs.

crédit photo : Wikimedia Commons – Xavier Cantat
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