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On connait davantage Sigourney Weaver pour son acharnement contre les aliens dans la saga éponyme que pour son combat en faveur de l’environnement. Le film « Acid Test : The Global Challenge of Ocean Acidification » a été l’occasion pour l’actrice américaine de s’essayer à un tout nouveau genre : se faire le porte-parole de la planète.
Il se regarde n’importe où, à n’importe quel moment de la journée. Ce documentaire, le Conseil américain pour la Défense des Ressources Naturelles (NRDC) l’a voulu simple et efficace. 20 minutes d’images somptueuses, traduisant la beauté, la richesse et la vitalité des océans tout en montrant les risques qu’ils encourent. « Le pouvoir des océans de créer de la vie est mis en péril par notre propre capacité à le détruire », commente Sigourney Weaver, une narratrice de choix.
D’une voix douce et sereine mais convaincante, l’actrice explique aux spectateurs que depuis la révolution industrielle, prêt de 25% du CO2 dégagé par les combustibles fossiles ont été absorbés par les océans. Leur potentiel naturel de captage et de stockage du CO2 a d’abord été perçu comme une aubaine par de nombreux scientifiques. Mais à cause de l’acidification qu’elle provoque au contact de l’eau, l’absorption du carbone s’est finalement avérée être une catastrophe pour les écosystèmes marins.
Lorsqu’on écoute Sigourney Weaver, cela paraît évident. Elle établit un lien de cause à effet d’une simplicité enfantine et qui donne à réfléchir : avec l’acidité qui ronge les organismes vivants contenant du carbonate de calcium comme le plancton, les coraux, les mollusques et les crustacés, jusqu’à provoquer leur dissolution, c’est toute la chaîne alimentaire qui est déstabilisée. Nombre de créatures marines s’abritent dans les coraux et se nourrissent de ptéropodes*. Or si les ces espèces ne peuvent plus se ravitailler, leur fragilité les conduira à disparaître, privant à son tour l’être humain d’un des éléments de base de son alimentation. Un scénario alarmiste? En tout cas les prévisions des spécialistes ne sont pas optimistes et l’avenir de la biodiversité marine très incertain.
« Nous avons créé le problème, nous devrions être capable de le résoudre », résume Sigourney Weaver dont le ton ferme, qui n’est pas sans rappeler celui d’une maîtresse donnant une leçon à ses élèves, ne laisse plus de place au doute et incite à réagir. Les océans participent à la régulation du climat, portent la vie. Ils couvrent 70% de la surface du globe et recèlent encore bien des mystères à découvrir. Il est donc temps pour l’homme de prendre la mesure de ce qu’il est en train de perdre et de réduire de manière significative ses émissions de gaz à effet de serre.
Le message de Professeur Weaver est clair : l’homme n’a plus le droit à l’erreur, la balle est dans son camp.
*mollusques gastéropodes, pourvus d’une coquille, parfois invisibles à l’oeil nu

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