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Nucléaire : les déboires de Flamanville

Nucléaire : les déboires de Flamanville
La centrale de Flamanville (Manche) doit accueillir un réacteur EPR d'ici 2016. EDF devra au préalable remettre l'ensemble de l'unité normande aux normes sismiques...

2011 n’est décidément pas l’année de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), avec outre les retards qui s’accumulent sur le chantier du réacteur EPR (Evolutionary Power Reactor) – annoncé indestructible par l’Élysée mais dont on sait qu’il ne l’est pas, dans le viseur des associations écologistes et au sujet duquel EDF a annoncé le mois dernier qu’il ne devrait finalement entrer en service qu’en 2016 – l’officialisation vendredi par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de réserves quant à une structure déjà existante.

Un bâtiment de gestion de crise ne serait en effet pas conforme aux normes sismiques prévues, ont signifié les experts à EDF, l’exploitant de la centrale, dans une missive datée du 10 août dernier. « Abritant une partie des équipes de crise et des moyens de télécommunication utilisés » en cas de « plan d’urgence interne », il serait le seul de l’unité normande à ne pas avoir été conçu pour faire face à un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l’échelle de Richter, soit celle d’un séisme qui avait touché l’île anglo-normande de Jersey en 1926, le plus important et le plus grave survenu jusqu’ici dans la région de mémoire d’Homme.

Chargée d’inspecter l’ensemble des centrales nucléaires françaises à la lumière des enseignements à tirer de l’accident de Fukushima 1 (Japon), l’ASN a demandé à l’électricien de « confirmer que le futur bloc de sécurité (BDS) commun à l’EPR sera bien dimensionné » pour réchapper à un séisme d’une telle magnitude. Si l’appréhension du risque tellurique lui a laissé une « impression mitigée », elle s’est en revanche déclarée « globalement satisfaite » sur les quatre autres grands axes de ses travaux que sont « la gestion des situations d’urgence, les inondations, l’alimentation électrique et le refroidissement ».

Espérons toutefois qu’EDF aura le bon goût de suivre ses recommandations, ce qui rassurerait les populations et surtout lui permettrait de mieux faire face en cas de dysfonctionnement majeur dû à un séisme. On a pu encore pu constater la semaine dernière aux États-Unis que des zones a priori peu voire pas exposées et hébergeant une ou des centrales nucléaires peuvent tout de même être affectées par un tremblement de terre. Les concours de circonstance extraordinaires n’arrivent pas qu’aux autres.

Crédit photo : Wikimedia Commons - Teollisuuden Voima Oy
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  • bachirboulou

    EDF tente de nous faire croire que ses centrales sont sécurisées mais étrangement depuis le début de l’été, ils ont quand même échoué aux tests de l’ASN. C’est inquiétant. Il faudrait peut être se tourner vers d’autres producteurs et d’autres type de réacteurs, comme l’ATMEA de GDF-Suez qui semble avoir les critères de sécurités requis mais qui ne peut rivaliser en France car EDF détient le monopole.