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Une carte pour dresser un état des lieux des « zones mortes » dans les mers du globe

Une carte pour dresser un état des lieux des « zones mortes » dans les mers du globe
762 zones maritimes font partie de ce que l’on appelle les « zones mortes », ces aires maritimes où l’oxygène se fait rare et/ou victime d’une invasion d’algues

Les termes de « zones mortes », d’ « hypoxie » et d’ « eutrophisation » demeurent méconnus du grand public. Tous traduisent néanmoins la dégradation de l’état des mers du globe.

Pour que la population sache de quoi il retourne le think tank environnemental World Resources Institute (WRI) vient de mettre au point une carte récapitulative de l’état de santé général des zones maritimes de la planète, laquelle a été réalisée en collaboration avec le Virginia Institute of Marine Science (VIMS). Elle permet de distinguer les endroits où se concentrent les fameuses « zones mortes », ces aires maritimes déficitaires en oxygène où plusieurs formes de vie – poissons, coquillages, mammifères marins – disparaissent rapidement.

La carte recense 762 zones affectées. Parmi elles, 479 sont frappées d’hypoxie, c’est-à-dire d’une carence en oxygène. 55 zones côtières dont la situation tend néanmoins à s’améliorer sont par ailleurs mentionnées pour avoir souffert d’hypoxie dans le passé.

Enfin, 228 sont victimes du phénomène d’eutrophisation, c’est-à-dire qu’elles sont porteuses d’une quantité excessive d’apports nutritifs, notamment l’azote et le phosphore. D’où, à plus ou moins court terme, une prolifération de certaines algues et par extension une dégradation des habitats marins. Des évolutions déjà manifestes dans la mer Baltique pour ne citer qu’elle.

La France touchée de manière importante

« Jusqu’à présent, le manque d’information et de suivi a été un frein majeur à la connaissance de la portée et des impacts de ces zones mortes », a indiqué Mindy Selman, analyste sur la qualité de l’eau au sein du WRI. L’infographie précitée a vocation à démocratiser les connaissances.

Elle est d’autant plus innovante qu’elle est participative ; tout un chacun pouvant en effet commenter les données déjà disponibles et apporter des informations supplémentaires sur une zone en particulier. Elles ne seront sans doute pas de trop pour atténuer le contraste entre les côtes américaines et européennes et les autres zones du globe, moins étudiées.

Peu de côtes françaises semblent épargnées par périls. La Bretagne est ainsi particulièrement touchée par l’eutrophisation, en particulier les baies de Brest et Morlaix (Finistère). Des situations d’hypoxie ont également été constatées dans le Cotentin (Manche), sur la Côte d’Opale (Pas-de-Calais), dans le bassin nantais (Loire-Atlantique), dans celui d’Arcachon (Gironde) ou encore dans l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône).

Cette cartographie a l’avantage de mettre en avant des réalités simples à partir de faits autrement plus complexes. Elle pourra être utilisée jusque dans les salles de classe pour montrer ce que sont et où se situent ces « zones mortes ». Et pourquoi pas devenir un précieux outil de sensibilisation aux menaces qu’elles provoquent. La connaissance, première arme contre les périls écologiques…

Crédit photo : WRI – eutrophication&hypoxia
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