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Tigre de Sibérie : la situation est grave

Tigre de Sibérie : la situation est grave
Le tigre de Sibérie, une force de la nature en voie de disparition.

Le tigre est comme l’ours. Les enfants des quatre coins du globe débordent d’amour pour ces bêtes lorsqu’elles sont en peluche mais la disparition des animaux en chair et en os ne semble pas bousculer les consciences plus que cela.

Le tigre de Sibérie est pourtant une espèce fascinante. L’épaisse fourrure du Panthera tigris altaica  lui permet de supporter les températures les plus basses de la planète et de se camoufler dans la neige. Il s’agit du plus grand et du plus puissant félidé au monde ! Il peut atteindre jusqu’à trois cents cinquante kilogrammes (le plus gros jamais identifié pesait trois cent quatre vingt quatre kilos) tandis que sa taille culmine à quatre vingt dix centimètres au garrot. Encore présente en Chine septentrionale, en Russie et en Corée du Nord, cette force de la nature est en voie de disparition.

Et le constat s’aggrave de jour en jour.

L’alerte est effectivement donnée par le Programme de Suivi des Tigres de Sibérie, en association avec la Wildlife Conservation Society, la Russie et les organisations non-gouvernementales. En douze ans, quarante pour cent de ces tigres auraient disparu. Lors de l’inventaire des zones choisies, seules cinquante-six bêtes ont été dénombrées sur une surface représentant quinze à dix-huit pour cent de leur habitat naturel.

Les causes sont identifiées depuis longtemps. En premier lieu, le braconnage. La fourrure de ce tigre a une très forte valeur marchande (environ dix milles euros). Ses organes sont également prisés parce qu’ils auraient des vertus médicinales miraculeuses. En Chine, ses os sont utilisés dans la pharmacopée. La fragmentation de son habitat, l’obligeant à se déplacer trop loin pour chasser, serait également en cause. Le tigre de Sibérie est pourtant censé être protégé par la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction » et par la WWF.

L’ensemble des associations et des pouvoirs publics russes commencent néanmoins à prendre le problème très au sérieux. Ainsi, Dale Miquelle, du programme WCS Russian Far East affiche de grandes ambitions : « la bonne nouvelle est que nous pensons que la tendance peut être inversée » et le directeur de WCS-Asie Colin Poole corrobore : « il y énormément de bonnes volontés pour sauver les tigres de Sibérie. Nous avons juste besoin de les traduire en action ».

Les scientifiques russes et les ONG, une fois n’est pas coutume, parlent à l’unisson. Selon leurs dernières propositions, il faudrait améliorer rapidement la protection des habitats de ces félins et surtout renforcer drastiquement le réseau des zones protégées.

Pour ne pas voir le tigre de Sibérie devenir une simple peluche et afin qu’il demeure l’animal légendaire des blanches forêts sibériennes, il va falloir redoubler d’efforts pour préserver ce qu’il y a encore à préserver.

Si, comme le dit le Commandant Cousteau « Les missions impossibles sont les seules qui réussissent », voilà un beau défi à relever.

Crédit photo : flickr - Stephen Barnett
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