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Le WWF veut un autre modèle agricole

Le WWF veut un autre modèle agricole

L’association a mis en ligne trois reportages particulièrement préoccupants. Le message est on ne peut plus clair : le modèle agricole actuel a un impact environnemental considérable, c’est pourquoi il doit  évoluer en profondeur. Et vite.

Il n’y a pas que France Nature Environnement (FNE). La fédération fait trembler le secteur primaire et certains élus depuis mardi et le lancement de sa campagne d’affiches coup de poing, consacrées aux dérives dues à l’agriculture intensive. Hypermédiatique, l’opération n’a pas été du goût de la RATP – qui a en fin de compte refusé de la relayer malgré l’aval donné au groupement par la justice -, et a fait l’objet d’une plainte du président socialiste du Conseil régional de Bretagne Jean-Yves Le Drian, lequel a estimé qu’elle porte atteinte à l’image de sa région.

Le FNE a voulu bousculer les consciences en vue de l’ouverture imminente du Salon de l’Agriculture, qui du coup débutera demain dans un contexte nécessairement tendu. Le WWF France y est lui aussi allé de sa contribution au débat avant le coup d’envoi de ce quarante-huitième millésime mais s’est montré plus pédagogue, réalisant trois enquêtes d’un quart d’heure visibles sur Youtube et reprises à la fin de cet article.

« Les conséquences du modèle agricole de ces cinquante dernières années ont eu un impact dramatique sur la situation de la ressource en eau, tant du point de vue qualitatif que quantitatif. Pour comprendre les impacts sur l’agriculture et ses incidences sociales, économiques et environnementales, le WWF France est parti à la découverte de trois territoires, les départements des Côtes-d’Armor, d’Eure-et-Loir et du Gers. Trois départements, trois situations environnementales préoccupantes et trois drames humains », a résumé Cyrille Deshayes, responsable du pôle « Eau agriculture » de l’association.

Des dérives locales révélatrices d’une tourmente nationale

Imputée aux pesticides et à la contribution croissante des nitrates à la pollution des nappes phréatiques (qui a valu à la France une procédure de la Commission européenne), la prolifération des algues vertes est LE fléau écologique des Côtes-d’Armor depuis de longues années. Malgré une accalmie cet été et l’instauration d’un plan gouvernemental en février dernier – au demeurant loin de faire l’unanimité auprès des élus concernés – , elles ne devraient hélas pas disparaître de sitôt.

Le Gers, lui, est l’une des antres nationales de la culture du maïs, « très consommatrice d’eau », rappelle l’ONG, qui déplore l’impact de son augmentation et les menaces qu’elle fait peser sur les ressources en eau du département. Reste le cas de l’Eure-et-Loir, sur lequel s’étend une grande partie de la Beauce et que le WWF France a jugé « emblématique de l’utilisation irraisonné d’intrants chimiques ». Et de procéder à cette douloureuse piqûre de rappel : « la France est le troisième pays consommateur de pesticides au monde en volume, avec plus de soixante-dix mille tonnes annuelles répandues sur nos terres, dont 90 % pour l’agriculture ».

Servis par des témoignages efficaces d’acteurs locaux, d’élus et de spécialistes, ces trois opus sont autant de démonstrations par a+b que le modèle agricole actuel se traduit par un « sacrifice de l’eau » qui doit impérativement cesser, sous peine d’aller droit dans le mur. Le WWF France a réussi à faire passer le message sans stigmatiser quiconque. Du travail de pro.

Les trois reportages du WWF :

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http://www.youtube.com/watch?feature=player_profilepage&v=qlblTbgbMy0

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Crédits photos : Wikimedia Commons – Thesupermat / FlickreviewR
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  • jc

    Les images sont frappantes de vérités