NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Les limites du plan d’action post-Fukushima de l’AIEA

Les limites du plan d'action post-Fukushima de l'AIEA
Le programme d'action en douze points adoptés par les pays membres de l'AIEA n'est pas obligatoire. Un défaut majeur pointé du doigt par l'Allemagne et la Suisse

Est-ce un premier (petit) pas vers une gouvernance nucléaire mondiale que nous sommes nombreux partout dans le monde à juger indispensable depuis la catastrophe de Fukushima 1 (Japon), où plus rien ne semble se passer comme à la manoeuvre ? Peut-on vraiment se réjouir de ce plan d’action ratifié hier à Vienne (Autriche) par les cent cinquante-et-un États membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), certes encourageant sur son principe, ou faut il se désoler de son absence de caractère contraignant ?

Bien que l’ayant approuvé, l’Allemagne et la Suisse, deux pays où le drame nippon a eu un tel retentissement auprès des populations et des décideurs qu’ils ont tous deux décidé de tourner le dos à l’atome, ne se sont pas gênés pour déplorer la base volontaire de ce programme en douze points qui par ailleurs ne fixe aucun calendrier. Un reproche d’autant plus légitime que les stress tests européens validés par Bruxelles ne sont pas davantage obligatoires, tant et si bien que les pays concernés conservent leur souveraineté en matière atomique.

Ils ont donc le choix entre le statu quo et des expertises poussées, encore que celles-ci ne prennent en considération ni les défaillances humaines, pourtant à l’origine de l’accident de Tchernobyl (Ukraine) et en partie de celui de Fukushima 1, ni les risques liés au terrorisme. Quelles que seraient les motivations à d’éventuelles fins de non-recevoir, économiques ou dictées par le refus de froisser « leur » lobby de l’atome, ils peuvent également passer outre les recommandations inscrites dans le plan de l’AIEA, c’est-à-dire refuser d’accepter davantage d’évaluations menées par des groupes d’experts internationaux ou encore s’opposer à la mise en place d’équipes nationales d’intervention en cas d’urgence.

La Chine, déterminée à poursuivre son expansion nucléaire nonobstant les aberrations pointées par l’ambassade américaine à Pékin dans des câbles diplomatiques interceptés par Wikileaks, et les États-Unis, en dépit de la vulnérabilité avérée de certaines de leurs centrales, ont de leur côté obtenu gain de cause avec l’enterrement de la proposition du directeur général de l’Agence Yukio Edano. Celle-ci consistait à jauger au hasard 10 % des quatre cent trente-deux centrales nucléaires mondiales par des équipes internationales dans les trois années à venir et à rendre les résultats publics.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant que rarement seule, l’AIEA (NDLR : dont la vocation première est, rappelons-le, de promouvoir l’énergie atomique à l’échelle planétaire) a indiqué que de quatre-vingt-dix à trois cent-cinquante réacteurs atomiques devraient être construits à l’horizon 2030. Ceux qui, naïvement, aspiraient encore à un monde sans nucléaire civil vont devoir ouvrir les yeux…

Crédits photos : flickr – TVA Web Team / Tobin
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • http://www.scoop.it/t/fukushima-informations/p/476431257/les-limites-du-plan-d-action-post-fukushima-de-l-aiea-zegreenweb Les limites du plan d’action post-Fukushima de l’AIEA | zegreenweb | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

    [...] Les limites du plan d’action post-Fukushima de l’AIEA | zegreenweb Le programme d'action en douze points adoptés par les pays membres de l'AIEA n'est pas obligatoire. Un défaut majeur pointé du doigt par l'Allemagne et la… Source: http://www.zegreenweb.com [...]

  • gaga

    On n’y arrivera jamais…

  • http://www.pearltrees.com/zegreenweb/aiea/id3341626 AIEA by zegreenweb – Pearltrees

    [...] Les limites du plan d’action post-Fukushima de l’AIEA | zegreenweb Le programme d'action en douze points adoptés par les pays membres de l'AIEA n'est pas obligatoire. Un défaut majeur pointé du doigt par l'Allemagne et la Suisse Est-ce un premier (petit) pas vers une gouvernance nucléaire mondiale que nous sommes nombreux partout dans le monde à juger indispensable depuis la catastrophe de Fukushima 1 (Japon), où plus rien ne semble se passer comme à la manoeuvre ? Peut-on vraiment se réjouir de ce plan d’action ratifié hier à Vienne (Autriche) par les cent cinquante-et-un États membres de l’Agence internationale de l’ énergie atomique (AIEA), certes encourageant sur son principe, ou faut il se désoler de son absence de caractère contraignant ? [...]