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Les forêts de mangroves, un écosystème qui part en fumée

Les forêts de mangroves, un écosystème qui part en fumée
L’Indonésie concentre actuellement la plus grande quantité de mangroves au monde, devant le Brésil et l’Australie

Pléthore de milieux naturels payent un plus lourd tribut à l’inconséquence environnementale de certains hommes. Parmi eux, les forêts de mangroves, qui selon les auteurs du premier l’Atlas mondial des mangroves disparaissent à un rythme trois à quatre fois plus rapide que les autres.

Elles auraient d’après ce bilan dressé par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) été amputées de près d’un cinquième de leur superficie depuis 1980. S’étendant auparavant sur plus de 200 000 km², la superficie totale de cet écosystème présent dans 123 pays ne représenterait donc plus aujourd’hui que 150 000 km². L’aquaculture, l’agriculture mais aussi le tourisme seraient par ailleurs les principaux responsables de cette inquiétante diminution, synonyme de dégâts majeurs pour la biodiversité.

« Mon sentiment est que nous pouvons renverser la vapeur dans le bon sens. Au vu de ce que nous savons maintenant, les mangroves peuvent êtres restaurées et nous aider à lutter contre le changement climatique», estime Mark Spalding, responsable de l’étude onusienne. Désormais de l’ordre de 0,7 % an, le rythme de leur destruction est en outre en diminution et d’importants efforts de restauration ont été entrepris dans plusieurs pays. « Quelque 1 200 zones, soit environ un quart des mangroves restantes, sont maintenant sauvegardées », détaille Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

Des avantages environnementaux et économiques

Mais si les Nations Unies tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme, c’est avant tout parce que les forêts de mangroves délivrent de multiples bienfaits en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Stockant de grandes quantités de carbone, elles « aident à prévenir l’érosion et à atténuer les risques naturels, comme les cyclones et les tsunamis », rappellent les auteurs de l’Atlas. Véritables sanctuaires de la biodiversité, elles accueillent aussi de nombreuses espèces animales rares comme le colibri mangrove et la chauve-souris Emballonura furax, en plus d’être une source nourricière pour de nombreux poissons. « Leurs eaux favoriseraient ainsi la reproduction des poissons et des crustacés », gage d’une pêche abondante et d’une sécurité alimentaire dans certains pays en développement (PED), indique le PNUE.

Enfin, les arbres côtiers sont économiquement avantageux en ce qui concerne la production de bois. « Ils sont denses, résistent au pourrissement et aux termites, ce qui en fait l’un des meilleurs bois au monde pour la construction », décrypte Mark Spalding. Grâce à tous ces services rendus à la nature mais aussi à l’économie, les forêts de mangroves génèrent entre 2 000 et 9 000 dollars par an et par hectare (soit environ 1 500 à 7 000 euros). Un détail qui pourrait inciter de nombreux pays à préserver cet écosystème inestimable.

Crédit photo : Flickr – Sids1
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  • louis03

    Pour ceux et celles qui veulent admirer des Mangroves, il faut absolument visiter le parc naturel des Everglades en Floride. En prime vous verrez de magnifiques crocos !
    ps : pensez à compenser votre voyage en avion…