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Les établissements scolaires à l’apprentissage du développement durable

Les établissements scolaires à l'apprentissage du développement durable
Cent cinquante lycées français se sont engagés dans la démarche « Eco-école » lors de la dernière rentrée scolaire. En attendant sans doute beaucoup plus...

L’écologie, cette nouvelle matière pas encore enseignée à la relève – ça viendra peut-être –, s’impose progressivement dans les écoles élémentaires, collèges et lycées.

Conformément aux dispositions du Grenelle de l’environnement, les manuels scolaires seront tous réalisés à partir de papier recyclé à compter de l’année prochaine. Le grand chantier gouvernemental n’a d’une manière générale pas laissé l’École – avec un « e » majuscule – sur le bas côté de la route.

La jeunesse sollicitée

Les intentions de la majorité sont aussi limpides que les enjeux sont considérables : il faut sensibiliser la jeunesse aux problématiques écologiques, elle dont les comportements actuels et futurs influeront directement sur la situation planétaire. Pour ce faire, l’initiative « Le Grenelle de l’environnement à l’ École, l’École agit ! » a été lancée en collaboration avec le ministère de l’Éducation Nationale dès novembre 2007. À la fois ludique et pédagogique, elle a depuis été reconduite.

Des centaines d’établissements ont répondu favorablement à ce véritable appel au brainstorming qui consiste à « inciter les jeunes à réfléchir, à élaborer un projet et à faire des propositions concrètes en faveur de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité, ou encore de la construction d’une démocratie écologique ».

Quoique appuyé financièrement par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et par Éco-Emballages, le Collectif français pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable (CFEED) n’a pas fait partie des associations conviées aux réunions préparatoires du Grenelle. Cette étrange absence n’a pas pour autant été synonyme d’oubli de la formation dans la mise au vert de la société française ou de soudaine disgrâce.

Sa démarche Éco-École, « label international d’éducation à l’environnement et au développement durable », est en effet soutenue et placée sous le Haut patronage du ministère de l’Éducation Nationale et bénéficie d’une aide budgétaire du Ministère de l’Écologie.

Déferlante verte sur les établissements scolaires

Participatif, associatif, complet, bref abouti, le programme en est à sa cinquième édition (NDLR : Une phase d’expérimentation durant l’année scolaire 2005-2006 a précédé son lancement) et a déjà séduit « mille établissements scolaires, dont six cents écoles élémentaires, près de deux cent cinquante collèges et cent cinquante lycées répartis dans toute la France ». Tous se sont engagés à la rentrée 2009 dans une entreprise écologique centrée sur six thèmes prioritaires et pour ainsi dire devenus incontournables : l’alimentation, la biodiversité, les déchets, l’eau, l’énergie et les solidarités.

« Dans le cadre des enseignements et en partenariat avec les élus locaux, des associations locales et des parents d’élèves notamment, les établissements mènent un diagnostic qui débouche sur l’amélioration progressive de la gestion environnementale du bâtiment scolaire et sur la mise en place d’actions de solidarité », précisent sur le Web les relais français de ce dessein international qui a en fait vu le jour au Danemark en 1992. À l’heure actuelle, plus de trente et un mille établissements répartis dans quarante sept pays ont fait valoir leur droit à oeuvrer pour la diffusion de la fibre « écolo ». La contribution de réseaux de spécialistes de l’éducation à l’environnement les aide dans cette tâche qui dépasse largement les grilles des établissements.

Les participants ont tous entrepris des travaux approfondis sur des domaines bien précis, dont certains sont mentionnés sur Eco-ecole.org.

Une école grenobloise a par exemple vanté les mérites de l’utilisation du Vélobus pour lutter contre la pollution atmosphérique, une école versaillaise a rédigé un manuel pour fabriquer un composteur et un collège limougeaud a établi un plan d’action contre le gaspillage de l’eau. Des initiatives qui n’ont pas nécessairement vocation à atterrir sur les bureaux des décideurs mais plutôt à forger ou à asseoir la culture environnementale des jeunes générations.

Un nouveau site Internet à l’attention des élèves et des professeurs

La démarche Eco-ecole, si elle témoigne d’une prise de conscience écologique de l’ensemble des acteurs du secteur de l’enseignement, n’a pas pour autant débouché – en tout cas pour le moment – sur une articulation entre « logique de programme et logique de projet », selon les mots de Pascal Boyries, inspecteur à l’Éducation Nationale.

C’est pour que le rapprochement entre ces deux logiques soit effectif et unanime que la société d’édition spécialisée dans le développement durable Terra Project a, en partenariat avec entre autres l’ADEME, l’Institut de recherche et de développement (IRD) et l’UNESCO, inauguré hier le portail www.education-developpement-durable.fr. Il met à la disposition du corps professoral et des élèves (collégiens ou lycéens) des ressources pédagogiques pour l’Éducation au développement durable (EDD) et comme zegreenweb leur offre la possibilité de créer leur propre blog.

Plus de cent études de cas et deux cent cinquante exercices, tous réalisés « dans une approche transdisciplinaire » - dixit Terra Project - par une quarantaine de professeurs et adaptés aux programmes scolaires, sont déjà proposés aux internautes. Gage de crédibilité supplémentaire, lesdits travaux ont été validés par un comité scientifique.

Cofondatrice de Terra Project, Anne Marleix souhaite que cette nouvelle antenne, qui a bénéficié d’un soutien financier conjoint du ministère de l’Éducation Nationale et de l’ADEME de quatre vingt-dix mille euros (NDLR : pour un coût total de trois cent cinquante mille euros), « contribue à élargir la connaissance sur des bases scientifiques et vise à comprendre l’origine des phénomènes ».

Alors que, selon Michel Chouzier, lui aussi inspecteur à l’Éducation Nationale, de plus en plus d’enseignants recourent désormais à la formation au développement durable à distance, la formation de proximité doit aussi impérativement être encouragée pour boucler la boucle environnementale dans les écoles. De nouvelles mesures gouvernementales favoriseront peut-être cette évolution.

En attendant, ils sont désormais nombreux dans les salles de classe, évaluateurs et évalués, sensibilisateurs et sensibilisés, à être familiers des thématiques « écolos ». Une réalité qui ne figure certes pas dans les bulletins trimestriels mais ces professeurs et ces élèves-là méritent quand même une appréciation positive.

Crédit photo : Flickr - zigazou76
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