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Le recul des glaciers de l’Himalaya aurait été largement surestimé

Le recul des glaciers de l'Himalaya aurait été largement surestimé
La fonte des glaces sur les plus hauts pics enneigés d'Asie serait 12,5 fois moins importante qu'estimé jusqu'à ce jour...

C’est ce qu’affirment les auteurs d’une nouvelle étude qui, toutefois, ne remet pas en cause la réalité de la fonte des glaces à travers le monde.


Les conclusions de cette expertise ont surpris au sein de la communauté scientifique. Il était en effet jusqu’à présent estimé que les plus hauts pics enneigés au monde, situés dans les chaînes asiatiques de l’Himalaya, du Pamir ou encore des monts Tien Shan, perdaient 50 milliards de tonnes de glaces chaque année, relaie le site d’actualité Science Daily. L’analyse de données satellites réalisée par l’Université du Colorado (Etats-Unis) et publiée jeudi dernier dans la revue scientifique Nature n’évalue quant à elle la déperdition annuelle d’eau de fonte « qu’à » 4 milliards de tonnes…


Pour expliquer cet écart considérable entre les deux chiffres, le professeur John Wahr, co-auteur de l’étude cité par le Science Daily, souligne le fait que « les précédentes estimations ont été basées sur des mesures effectuées principalement à partir de glaciers moins importants et plus accessibles d’Asie, et qui ont été extrapolées pour en déduire le comportement de glaciers plus en hauteur ». « Mais contrairement aux glaciers inférieurs, la plupart des glaciers supérieurs sont localisés dans des environnements particulièrement froids et nécessitent un réchauffement atmosphérique plus important [...] pour provoquer une fonte de glaces significative », a-t-il poursuivi.


Avec ses collègues de l’Université de Colorado, M. Wahr a analysé les données collectées par des satellites lancés en 2002 par la NASA. Ceux-ci relèvent les changements de l’attraction gravitationnelle causés par des variations régionales de la masse de la Terre, explique le site Science Daily. Des variations elles-mêmes dues, sur de longues périodes, aux mouvements de l’eau sur la surface de la Terre. « Ces données sont selon moi les meilleures estimations produites à ce jour quant au bilan massif des glaciers», estime le professeur Jonathan Bamber, glaciologue à l’Université de Bristol (Grande-Bretagne) dans un entretien accordé à nos confrères du Guardian.


M. Wahr a néanmoins précisé au quotidien britannique que, malgré ces résultats par comparaison plutôt encourageants, l’étude atteste également que « d’importes quantités d’eau sont relâchées dans les océans chaque année ». Pas moins de 533 milliards de tonnes d’eau de fonte – les trois-quarts provenant du Groenland et de l’Antarctique, le reste étant issu des glaciers et des calottes glaciaires sur le terre ferme – s’écouleraient ainsi en moyenne chaque année, soit un déversement total de 4 300 milliards de tonnes d’eau de fonte sur la période étudiée, de 2003 à 2010. Celui-ci aurait conduit à une hausse globale du niveau de la mer d’1,2 centimètre. Plutôt que de se dire que la situation n’est finalement pas si catastrophique, mieux vaut donc intensifier la lutte contre le réchauffement climatique.

Crédits photos : fotopedia - wildxplorer / Alaskan Dude
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