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Le poisson carré bientôt plus cher

Le poisson carré bientôt plus cher
Conjuguée à un accroissement de la demande mondiale, la baisse de production en Norvège a entraîné une augmentation de plus de 60 % du prix du saumon de l'Atlantique en un an

C’était prévisible eu égard à l’amenuisement des ressources halieutiques, et Findus France l’a annoncé en milieu de semaine dernière : le prix de ses produits augmentera de 15 % en moyenne à compter du 1er janvier prochain.

L’indétrônable roi des bâtonnets de poisson pané, qui renoncera définitivement à l’huile de palme d’ici à la fin de l’année et a officialisé fin avril son intention de n’écouler que des poissons éco-labelisés MSC (Marine Stewardship Council) à l’horizon 2012 pour devenir l’un des chantres de la pêche durable, a invoqué la raréfaction des poissons sauvages pour justifier cette décision.

Ce phénomène a accru les exigences financières des fournisseurs et « explique l’envolée des prix » des matières premières, laquelle aura une incidence à la fois sur les poissons panés, les plats cuisinés et les produits « nature ». « C’est une problématique structurelle », a déclaré Matthieu Lambeaux, directeur général de la filiale française du groupe, implanté dans huit pays européens et leader continental du secteur.

L’inflation concerne déjà, entre autres, le colin (lieu), qui a vu son tarif croître de 87 % en l’espace d’un an (!), et le saumon rose du Pacifique, 57 % plus cher ce mois-ci qu’en juin 2009. À noter également la hausse de 21 % du prix du cabillaud d’Atlantique par rapport à septembre 2009 et celle de 20 % du colin d’Alaska depuis le début de l’année.

Les poissons d’élevage ne sont pas épargnés, ainsi le saumon de l’Atlantique, victime cette année d’une chute de la production en Norvège alors que la demande mondiale est en hausse, et qui est de facto 60 % plus coûteux que l’année passée à la même époque.

« On ne peut pas empêcher les Chinois et les Indiens de vouloir manger du poisson »

Tout porte hélas à croire que la flambée actuelle s’appliquera incessamment à d’autres espèces elles aussi victimes d’une diminution de leurs stocks. Il ne se trouve plus grand-monde pour l’ignorer : la biodiversité marine va mal. Combien, toutefois, en ont véritablement conscience et ont opté pour une consommation responsable ? Conscient que des efforts conséquents restent à entreprendre pour sonner le glas de certaines pratiques, même si « on ne peut pas empêcher les Chinois et les Indiens de vouloir manger du poisson », M. Lambeaux s’est prononcé pour une sensibilisation accrue des clients.

Les responsables de Findus France, qui misent sur une croissance des ventes de 10 % cette année (cent quatre vingt-dix millions de chiffre d’affaires) et comprise entre 7 et 8 % en 2011, pourraient donc bientôt apposer de nouvelles mentions sur les étiquettes des produits de la marque.

Quant à l’impact sur le portefeuille des consommateurs, il dépendra de l’issue des négociations, estime Jean-René Buisson, président de l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires). « Dans le pire des cas, les changements d’étiquette provoquent un tassement des ventes », soutient pour sa part Steven Libermann, directeur marketing de Findus France.

Ce serait quoi qu’il en soit beaucoup moins grave que la spectaculaire réduction de certaines populations observée  ces dernières années dans toutes les mers du globe.

Crédit photo : Wikimedia Commons – Hans-Petter Fjeld
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  • hyper ecolo

    Si le poisson devient plus cher, on ne risque pas de manger moins de viande…

  • julia b

    C’est bon le poisson carré?!

  • jf

    non, d’après mes souvenirs de cantine ;-) Si en plus les prix augmentent, ça va pas nous pousser à la consommation…
    Ce qui ne sera pas plus mal pour lutter contre la raréfaction du poisson.