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Le GIEC croit en les énergies renouvelables

Le GIEC croit en les énergies renouvelables
Selon le GIEC, 80 % de la production d'électricité mondiale pourrait provenir de sources renouvelables à l'horizon 2050. A condition bien sûr que les décideurs se montrent réceptifs...

Dans un rapport spécifique dont le contenu complet paraîtra dans trois semaines, l’institution onusienne a estimé que 80 % de l’électricité mondiale pourrait provenir de sources « propres » d’ici 2050.

Fragilisée par plusieurs polémiques entre fin 2009 et le premier semestre 2010, dont la plus célèbre, rapidement surnommée « Climategate » et savamment instrumentalisée par les climato-sceptiques, n’aura au bout du compte été qu’un pétard mouillé, le bateau GIEC a tangué. Il a toutefois résisté à la cabale de ses adversaires et semble avoir tiré des enseignements de ses errements passés en annonçant davantage de rigueur et de recoupements dans ses travaux, même si la refonte en profondeur appelée de leurs voeux par certains spécialistes pourrait bien être renvoyée aux calendes grecques.

Rédigé dans un climat a priori apaisé, le dernier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) sera publié le 31 mai prochain. En attendant, un résumé est déjà en ligne sur Internet et une estimation frappe les esprits. Selon les cent vingt experts qui ont participé à cette étude, les technologies propres (éolien, solaire, biomasse, géothermie, hydraulique et énergie marémotrice) pourraient représenter 80 % de la production mondiale d’électricité à l’horizon 2050. Un pourcentage qui corrobore les conclusions de plusieurs études antérieures et qui permettrait une économie astronomique comprise entre deux cent vingt et cinq cent-soixante gigatonnes de CO2 (!), en plus de maintenir l’augmentation des températures sous cette barre des deux degrés celsius au-delà de laquelle la survie de l’espèce humaine (et de beaucoup d’autres) serait menacée aux dires de nombreux scientifiques.

L’Allemagne a pris les devants

Sa plausibilité dépend toutefois d’une volonté politique qui ne saute pas aux yeux dans de nombreux pays, alors même que certains ont une responsabilité environnementale devenue considérable à l’échelle planétaire. « Avec des politiques climatiques et énergétiques ambitieuses, les énergies vertes peuvent activement contribuer à une amélioration du bien-être de l’Homme », a fort à propos rappelé le Professeur Ottmar Edenhofer, co-responsable du groupe de travail numéro trois, pour qui « le développement soutenu des sources renouvelables est un immense challenge sur les plans technique et politique ».

Preuve du sérieux des investigations, quelque cent soixante-quatre scénarios ont été élaborés, en fonction des mutations socio-économiques, des progrès technologiques, des projections démographiques et des perspectives d’évolution sur le plan énergétique.

Dans le meilleur des cas, la demande en énergie augmenterait de 77 % d’ici à la moitié du siècle, en partie à cause de l’essor de la Chine, lequel pourrait avoir des impacts environnementaux qui inquiètent beaucoup le WWF. Auteure d’un rapport sur les énergies renouvelables qui n’a pas été pris en compte par le GIEC parce que trop récent, l’ONG a d’ailleurs réagi à ce premier jet, estimant que les calculs des climatologues se situent en-deçà des possibilités qui s’offrent à la planète. Selon elle, le monde pourrait en effet être converti à 100 % aux technologies propres dans moins de quatre décennies.

L’Allemagne s’est fixé cet objectif en juillet dernier, bien avant de prendre tout le monde de court en officialisant une sortie progressive du nucléaire à compter de 2020. D’autres États pourraient-ils eux aussi comprendre à brève échéance l’intérêt y compris financier qu’ils auraient à verdir sérieusement leurs desseins énergétiques ? On veut le croire. Ce serait quoi qu’il en soit plus judicieux à tous points de vue que de se complaire dans le provisoire confort fossile. Ou pour certains de foncer tête baissée dans le piège des gaz de schiste, dont l’exploitation en l’état actuel des choses est certes rentable mais source de dommages écologiques au coût financier objectivement bien trop élevé à long terme.

Crédits photos : flickr – Aurélien Catinon / ricketyus
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  • fredred

    2050 c’est un projet à long terme mai avec les bonnes décisions cet un réel projet d’avenir pour toute la planète!