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Alors que le gouvernement Ayrault se refuse à enterrer le dossier, au grand désappointement des écologistes, l’Afrique du Sud vient de lever son moratoire sur l’attribution des licences d’exploitation des réserves d’hydrocarbures de roche-mère.
Encore largement tributaire des énergies fossiles, le pays se hisse au cinquième rang mondial des réserves de gaz de schiste si l’on en croit les estimations de l’Agence de l’Information sur l’Énergie (EIA). Un potentiel dont à l’instar de ses homologues algérien, polonais et bien sûr américain, le gouvernement est aujourd’hui déterminé à profiter, quitte à s’attirer les foudres des associations de protection de l’environnement.
Greenpeace n’a d’ailleurs pas mis longtemps à réagir, soulignant dans un communiqué cité par nos confrères d’Actu-environnement.com que l’énergie durable, elle, pourrait générer « environ cent soixante-dix-huit mille emplois directs en moins de vingt ans ». Tout en n’ayant aucun impact négatif sur la planète et les populations…
« Le gaz de schiste pourrait apporter au pays une sécurité concernant son approvisionnement énergétique »
« Le pays va faire face à pléthore de demandes de pays et de sociétés étrangères qui ont l’intention d’exploiter cette ressource en Afrique du Sud », a de son côté prophétisé Jonathan Deal, également cité par Actu-environnement.com et fermement opposé aux velléités étatiques. À l’inverse, le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell pavoise.
« Si nous parvenons à produire en quantités commerciales et dans le respect de l’environnement, le gaz de schiste pourrait changer la donne et apporter au pays une sécurité concernant son approvisionnement énergétique », a commenté son directeur général en Afrique du Sud Jan Willem Eggink, cité par l’AFP.
Pretoria vient de franchir un grand pas. Pas sûr que les autorités ne regrettent pas leur choix dans les années à venir…

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