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La pollution au mercure, un fléau à combattre

La pollution au mercure peut avoir de graves conséquences sanitaires.
La pollution au mercure touche de nombreux poissons et fruits de mer.

Et qui peut avoir des répercussions sanitaires majeures…

Comme la radioactivité, il est invisible, incolore, inodore et sans saveur. Un autre ennemi insaisissable qui peut s’immiscer n’importe où ou presque et parvenir jusqu’à notre organisme en toute discrétion via la biodiversité marine. Peu médiatisée, la pollution au mercure n’en est pas moins bien réelle. Et redoutable.

Elle a également plus que doublé depuis le siècle écoulé en raison des activités anthropiques, alerte une étude internationale relayée par le site Internet Grist.org qui met l’accent sur la contamination des poissons et autres fruits de mer qui finissent dans nos assiettes. D’où, parfois, de sérieux problèmes de croissance et de développement chez les bébés nés de femmes qui ont eu le malheur de les avoir ingérés. En parfaite méconnaissance de cause.

« La plupart des poissons dont les Américains se nourrissent proviennent de l’océan et la majeure partie du mercure qui se propage dans l’océan est issue d’émissions atmosphériques qui sont elles-mêmes le fruit de la combustion de combustibles fossiles », décrypte Celia Chen, co-auteure de l’étude précitée, qui s’est étalée sur une durée de deux ans.

Les pays asiatiques doivent réagir

Une étude dont la publication intervient en outre un mois avant la tenue en Suisse d’un Comité intergouvernemental de négociation des Nations Unies relatif à la contamination au mercure et qui pourrait aboutir à la ratification d’un traité international. Pas un hasard aux dires de Mme Chen, qui espérait que les résultats des travaux soient rendus publics suffisamment tôt pour que les participants aient le temps de les examiner, voire d’en tirer des enseignements.

Les experts ont par ailleurs observé que la baisse de la quantité de mercure dans l’atmosphère a un impact direct sur les poissons. Ils ont ainsi constaté qu’une diminution de 20 % des dépôts atmosphériques a amené une réduction de 16 % des quantités de mercure présentes dans les fruits de mer. Autre donnée : en raison des grandes quantités de « mercure historique » présentes dans l’atmosphère, lequel n’a de cesse de se « recycler », la combustion de combustibles fossiles devrait baisser de 40 % pour entraîner une régression de 20 % des dépôts de mercure dans l’air.

Des pourcentages dont il faut souhaiter qu’ils fassent réfléchir les Etats-Unis, où les spécialistes ont mené leurs investigations, et plus encore l’Asie, de loin la principale pourvoyeuse de mercure dans l’atmosphère (essentiellement à cause de la Chine, où les ressources fossiles continuent de dominer largement le bouquet énergétique national). L’origine du mercure, là où il « finit » et ses conséquences sur la santé humaine sont à présent connues. Une bonne base pour travailler sérieusement à la limitation de sa propagation.

Crédits photos : flickr / elPadawan – Paul Arps
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