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La plantation de vignes génétiquement modifiées (VGM) autorisée en Alsace

La plantation de vignes génétiquement modifiées (VGM) autorisée en Alsace
Le court-noué infecte près des deux tiers du vignoble français, soit 500 000 hectares de terres

Le Ministre de l’Agriculture a donné son accord à la poursuite d’une étude sur l’implantation de VGM en Alsace.

« Je vais autoriser les essais en plein champ sur une vigne OGM et j’ai signé l’arrêté », a annoncé hier Bruno Le Maire. Une décision qui concerne des terres agricoles de Colmar (Haut-Rhin) et qui fait suite à l’avis rendu le 4 avril dernier par le Haut Conseil des biotechnologies, favorable à la poursuite d’une expérimentation menée sur les cultures vinicoles à base d’OGM. Cette étude-pilote réalisée par l’Institut national de recherche agronomique (INRA) va pouvoir passer à la vitesse supérieure et des plantations devraient pousser « rapidement » sur le sol alsacien, a déclaré M. Le Maire.

Les OGM, un remède contre le court-noué ?

Alors que les OGM suscitent régulièrement la polémique depuis plus d’une décennie, la décision du ministre devrait faire couler beaucoup d’encre. Associant différents acteurs des mondes agricole et scientifique, l’expérimentation menée à Colmar vise à élaborer un « vaccin » contre une maladie qui ravage les pieds de vignes, le court-noué. Un fléau présent dans la quasi-totalité des régions viticoles qui provoque le pourrissement puis la mort des plantations et rend les terres impropres à la culture durant plusieurs années. Pour l’heure, aucun traitement ne permet d’éradiquer cette infection transmise par des nématodes (vers) et dans l’attente d’un remède miracle, la seule solution dont disposent actuellement les vignerons pour préserver leurs terres consiste à arracher le pied de vigne infecté et à attendre que les nématodes déguerpissent.

Des résultats variables selon les régions

Grâce à cette nouvelle VGM, les scientifiques de l’INRA espèrent enfin obtenir des résultats. La première phase de test, qui s’était déroulée entre 2005 et 2009, a été marquée par le saccage de soixante-dix plants par un militant écologiste qui réclamait « un débat public ». En conséquence, les chercheurs n’ont pu collecter que « 20% des résultats attendus », a concédé Jean Masson. D’après le directeur de l’INRA, les VGM n’ont en outre pas la même efficacité selon les régions : « de la Champagne à l’Alsace, les terrains et les climats diffèrent. Ce n’est donc pas très surprenant qu’une solution efficace quelque part, le soit moins ailleurs ».

Les Verts indignés

Les écologistes ont sans surprise condamné la décision de M. Le Maire « C’est inadmissible et irresponsable », a ainsi estimé Alain Jund, porte-parole des Verts Alsace. La secrétaire générale du parti Cécile Duflot a pour sa part estimé que cet aval gouvernemental « ignore les inévitables et irréversibles risques de dissémination qui découlent de la culture OGM en plein champ ». Un argument que Jean Masson a aussitôt contredit : « Seuls les porte-greffes ont été génétiquement modifiés, ce qui limite les risques de dissémination ». Compte-tenu des tollés que suscitent à chaque fois les autorisations de cultures génétiquement modifiées, il serait en tout cas très étonnant que les écologistes soient les seuls à désapprouver l’apparition de VGM sur le territoire français.

Crédit photo: Flickr – lyng883
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  • pardiou

    Qu’est il advenu du sacro saint principe de précaution?