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La Grande Barrière de corail pourrait s’adapter au réchauffement climatique

La Grande Barrière de corail pourrait s’adapter au réchauffement climatique
Victime de la pollution, de la surpêche et du réchauffement climatique, la Grande Barrière de corail pourrait disparaître d’ici quelques décennies. Une équipe de scientifiques australiens a toutefois constaté que certaines espèces pourraient s’adapter et résister à l’augmentation des températures

Le réchauffement climatique est partout et fait craindre le pire. Outre la fonte des glaciers, des périodes de sécheresse historiques et la disparition de certaines espèces animales, nos fonds marins aussi sont touchés. Véritable sanctuaire de la biodiversité, la Grande Barrière de corail, située au large de l’Australie et qui s’étend sur plus de 2 600 kilomètres, est elle aussi directement concernée et pourrait même avoir complètement disparu dans les décennies à venir.  Selon des chercheurs de l’Université James Cook (Australie) qui lui ont consacré une étude, certains coraux seraient néanmoins capables de s’adapter et de survivre.

Sean Connolly, l’un d’entre eux, ne conteste pas que les récifs sont menacés par le réchauffement climatique et que l’état de la Grande Barrière de corail classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ne cesse de se dégrader, toutefois à un rythme moins soutenu qu’estimé jusqu’ici par la plupart des experts. « La situation va empirer, c’est certain, mais je ne pense pas qu’elle aura disparu dans vingt ou trente ans », a-t-il indiqué. Les températures de plus en plus élevées et l’acidification des océans conduisent certes à une disparition progressive des récifs mais selon « les organismes qui ont une capacité exceptionnellement bonne pour faire face aux températures élevées et à l’acidité des océans sont capables de survivre et de se reproduire ». « Leurs progénitures sont par la suite, logiquement plus tolérantes », a-t-il ajouté.

Il n’en demeure pas moins que si certaines espèces seront en mesure de s’adapter et de survivre, d’autres viendront inévitablement à disparaitre. Car outre la nécessité de réduire les émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique, l’Homme doit aussi changer ses habitudes. Classer certains récifs de la Grande Barrière en Aire marine protégée (AMP) ne suffit plus. La surpêche, la pollution et l’activité touristique fragilisent sinon anéantissent les espèces les plus fragiles. « Si vous réduisez la taille d’une population, vous diminuez sa capacité à s’adapter rapidement aux changements », résume M. Connolly. Le scientifique Ove Hoegh-Guldberg estime quant à lui que même si les émissions de gaz à effet de serre (GES) devaient baisser, rien ne pourra empêcher la disparition de la Grande Barrière de corail.

Bien que les activités pratiquées par l’Homme ne soient pas directement responsables de la mort de certains mammifères marins, ces derniers sont tout même chassés de leur habitat traditionnel. De même si certaines espèces sont capables de se réadapter, toutes n’en ont pas la capacité. C’est donc avant tout d’une prise de conscience collective dont ont besoin les récifs de la Grande Barrière de corail pour survivre. Un patrimoine animal inestimable est en jeu.

Crédits photos : flickr - Eulinky / Tim Sheerman Chase
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  • jf

    Même si ils pourront se réadapter, il serait néanmoins bien mieux de tout faire pr adoucir le réchauffement climatique.