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La France lorgne sur le gaz de schiste

La France lorgne sur le gaz de schiste
Les risques environnementaux que fait courir l’exploitation du gaz de schiste commencent à mobiliser les populations américaines. En France, cette technique commence à pointer le bout de son nez

Le gaz de schiste est-il le moyen de demain pour assurer l’indépendance énergétique des nations? En Amérique du Nord, on y croit depuis déjà quelques années. La France s’y met elle aussi petit à petit, malgré les risques environnementaux qui entourent son exploitation…

Le sud de la France s’apprête à trembler, et pas que de peur. C’est en effet dans la partie méridionale du pays que seraient cachés de gigantesques gisements de gaz de schiste, ce gaz « non conventionnel » qui agite de plus en plus d’acteurs depuis quelques semaines. Presque dans l’indifférence générale, le ministère de l’Ecologie a octroyé le 30 mai dernier trois permis d’exploration aux groupes Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy pour savoir si, dans une zone de 15 000 km² s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault), il n’y aurait pas de quoi fournir toute l’énergie nécessaire au pays.

Ecrit ainsi, le gaz de schiste a tout l’air d’être une formidable opportunité. D’un point de vue strictement économique, il pourrait en tout cas permettre à la France de ne plus être dépendante de qui que ce soit pour ses approvisionnements en hydrocarbures. D’un point de vue strictement écologique, le tableau est tout autre. Car le procédé utilisé pour l’extraire, appelé « fracturation hydraulique horizontale », possède tous les ingrédients pour provoquer des désastres environnementaux à la chaîne. Pas besoin d’attendre l’exploitation effective de ces potentiels gisements pour approcher du désastre, juge Pierre Batellier, porte-parole d’un groupement de citoyens canadiens opposés à l’exploitation du gaz de schiste, pour qui « même l’exploration est loin d’être neutre au plan environnemental ».

Chaque fracturation nécessite il est vrai pas moins de 7 à 15 millions de litres d’eau, auxquels les exploitants rajoutent des produits chimiques dont la composition même est pour partie inconnue du public. Et pour cause : que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis, la recette de ces additifs est protégée par le secret industriel. Et même si l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a sommé en septembre dernier le groupe Halliburton, à l’origine de cette mixture, d’en révéler les composants, le groupe texan n’a jamais voulu céder sur ce point. Question d’habitude, probablement : l’ancien PDG d’Halliburton avait fait voter une loi en 2005 qui empêchait l’EPA d’analyser les eaux utilisées pour les fracturations. Il s’appelait Dick Cheney et n’était autre que le vice-président de George W. Bush.

L’inquiétude grandit sur place

Pour amener ces quantités astronomiques d’eau sur place, les entreprises américaines acheminent des convois de centaines de camions-citernes, avec toute la pollution que cela peut engendrer. Les populations commencent d’ailleurs à s’inquiéter des dégâts potentiels de cette exploitation. On ne compte plus en effet les cas de nappes phréatiques polluées par des composants chimiques, des hydrocarbures voire même des éléments radioactifs. Des conséquences effrayantes qui rappellent une autre technique d’extraction d’hydrocarbures pour le moins contestée, l’exploitation des sables bitumineux

Chargé de campagne Responsabilité sociale et environnementale des entreprises au sein de l’association des Amis de la Terre, Aloys Ligault fait lui aussi le rapprochement : “Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux, toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale. Notre environnement mérite mieux que ca! Il est plus que temps de rompre notre dépendance aux énergies fossiles”.

L’eurodéputé José Bové, qui vit dans le Larzac, région particulièrement concernée par ces forages, est tout aussi amer. « même s’ils ont la loi avec eux, ils ne sont pas légitimes », estime-t-il. Car même si les trois groupes concernés ont effectivement obtenu une autorisation d’exploration en bonne et due forme, l’exposition croissante des dangers de cette technique a de quoi inquiéter. Ou révolter. Les Amis de la Terre et José Bové n’ont pas l’intention de céder. Le 20 décembre prochain, à la salle polyvalente de Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron), ils organiseront ainsi une réunion publique d’information « Gaz de schiste – bientôt des forages chez nous ? ». Les hostilités sont lancées…

Crédit photo : Flickr – Marcellus Protest
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