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La concentration de polluants atmosphériques diminue en France

La concentration de polluants atmosphériques diminue en France
Même si les concentrations de pollution atmosphériques ont beaucoup diminué depuis un demi-siècle, elles demeurent trop importantes pour le bien-être des populations

L’OMS vient d’annoncer que près d’1,5 million de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l’air. Le ministère français de l’Ecologie, lui, a dévoilé que 42 000 de nos concitoyens décèdent tous les ans prématurément en raison de l’accumulation de particules fines dans l’atmosphère.

Le Centre Interprofessionnel Technique d’Etude de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) s’est toutefois voulu rassurant. Selon ses experts, spécialisés dans les inventaires des émissions dans l’air, plus de la moitié des vingt-huit polluants atmosphériques et gaz à effets de serre (GES) surveillés depuis 1961 auraient en effet diminué de 50 %. Une annonce qui va à l’encontre de bien des préjugés, a estimé le directeur général du CITEPA Jean-Pierre Fontelle, interrogé par nos confrères de France-Soir : « beaucoup de gens croient qu’il y a de plus en plus de pollution alors que les indicateurs que nous mesurons montrent clairement que celle-ci est à la baisse ! ».

Cette diminution s’expliquerait notamment par une prise de conscience générale des industriels et des décideurs ainsi que par l’évolution des mœurs et la multiplication des dispositifs d’économie d’énergie. En cinquante ans, la France « est passée du charbon au nucléaire », une nouvelle forme de production d’électricité qui a été « déterminante » en la matière, a souligné M. Fontelle, qui n’est cependant pas devenu subitement un proche du lobby atomique. « Nous, nous ne sommes que dans l’analyse objective », a-t-il ainsi précisé.

Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) ont par exemple diminué de 83% entre 1960 et 2009 grâce à la réduction du recours aux énergies fossiles. Quant au protoxyde d’azote (N2O), au sélénium (Se) et autres particules en suspension (TSP), ils ont tous vu leurs concentrations chuter de 20 à 50% en cinquante ans. « Il est certain que la désindustrialisation massive de ces trente dernières années a permis cette baisse accélérée de la pollution. Le rôle de l’économie est indéniable », a résumé M. Fontelle, selon lequel la tendance va se poursuivre au cours des vingt prochaines années.

Si la concentration de polluants atmosphériques a globalement baissé, la population, elle, devient toutefois de plus en plus exigeante par rapport à la qualité de l’air, en particulier à cause de l’accumulation des problèmes de santé publique et des effets du réchauffement climatique. Les niveaux de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx), émis particulièrement par les véhicules, restent par ailleurs préoccupants, tant et si bien que Paris demeure dans le collimateur de la Commission européenne .

Un dernier effort doit enfin être  produit en ce qui concerne les teneurs en dioxyde de carbone (CO2), la France s’étant engagée à diviser par quatre ses émissions de GES d’ici à 2050. Un vrai challenge…

Crédits photos : flickr - austinevan / Pa_Le
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  • lilou

    Bien !

  • visiteur

    Oui, c’est logique vu que la france exporte une partie de ses déchets (toxiques ou non) et que c’est un pays en voie de désindustrialisation avancée…alors on produit moins en France et on pollue moins sur place car de même on a aussi délocalisé notre pollution avec notre production ..vivement une délocalisation de la consomation superflue, et on polluera encore moins…
    Sylvain Morichon