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Haro sur les quotas de thons rouges

Haro sur les quotas de thons rouges

Où est la vérité ? Ainsi ne faudrait-il accorder aucun crédit ni aux engagements des États en matière de pêche ni aux organismes qui déterminent les quotas ? À quoi toutes ces réunions peuvent-elles bien servir si ni les uns ni les autres ne sont respectés ?

Espèce hypermédiatisée, surexploitée et à ces titres emblématique de la dégradation de l’état des ressources halieutiques, le thon rouge n’a pourtant jamais bénéficié jusqu’ici des mesures de protection réclamées à cor et à cri par les associations de protection de l’environnement, vraisemblablement à juste titre au regard des estimations franchement alarmantes de certains scientifiques, même si plusieurs pays comme le Canada étudient de plus en plus sérieusement l’hypothèse d’en interdire la capture dans leurs eaux territoriales. Pour l’heure, il continue d’être traqué par des États qui savent accorder leurs violons pour faire triompher leurs intérêts communs et n’ont pas leur pareil pour profiter des faiblesses (et des largesses) de l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) et de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction), lesquelles s’obstinent toutes deux à faire montre d’une irresponsabilité environnementale aussi désarmante qu’à rebours de leur vocation.

Un rapport commandé par le Pew Environment Group devrait ajouter au discrédit de la Commission puisque selon ses auteurs la quantité négociée de thons rouges établis dans l’Atlantique Est aurait dépassé le quota officiel de… 141 % l’an passé. Un écart révoltant et qui serait de surcroît supérieur de cent-dix points à celui constaté en 2008, année au cours de laquelle l’ICCAT a adopté des règles de commerce en théorie plus strictes sur les thonidés pêchés précisément dans l’Atlantique Est ainsi qu’en Méditerranée (NDLR : d’après les experts, plus de soixante-dix mille tonnes de thons rouges auraient en outre été mises sur le marché en 2008 et 2009, c’est-à-dire deux fois plus que les quotas légaux).

Le système de documentation sur papier qu’elle a mis en place serait donc très loin d’avoir obtenu les effets escomptés, en proie qu’il est « à la fraude et à la désinformation », dixit Lee Crocket, membre du Pew Environment Group. Celui-ci prône de fait la création d’un système électronique à l’horizon 2014, estimant qu’un tel dispositif délivrerait des informations plus fiables, plus faciles à partager et accessoirement plus rapides à croiser.

Une chose est sûre : l’ICCAT doit à tout prix faire son introspection. La survie d’une espèce incontournable de la chaîne alimentaire marine et par voie de conséquence l’équilibre de nombreux écosystèmes sont en jeu.

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  • visiteur

    faut pas réver lutter contre le commerce libéral donc l’appat du gain,ypocrisie,mettre la nature au pas et non pas se mettre au pas de la nature,la presser comme un citron et aprés…… laisse quand y en auras plus y réclameront des subventions,des compensations qu’on leur accorderas parce que le monde modêle occident est con et sans morale