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Fermeture du plus vieux réacteur nucléaire du monde en Grande-Bretagne

Fermeture du plus vieux réacteur nucléaire du monde en Grande-Bretagne

Et dire que certains – beaucoup plus nombreux, en particulier au sein de la classe politique, depuis l’accident de Fukushima (Japon) – fustigent le grand âge de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc atomique français, entrée en service en 1977. De l’autre côté de la Manche, le réacteur 1 de la centrale d’Oldbury a cessé son activité avant-hier après… quarante-quatre ans de bons et loyaux services.

Le livre s’est définitivement refermé avant-hier à Oldbury (Gloucestershire) où, huit mois après le réacteur 2, la seconde turbine de la centrale nucléaire, raccordée au réseau en 1968, a donc fermé, avec quelques mois d’avance sur la feuille de route initiale. À l’origine, ledit réacteur avait en effet vu sa durée de vie prolongée jusqu’à la fin de l’année. La direction du site et les employés savaient néanmoins à quoi s’attendre, les deux turbines de cette unité quadragénaire, d’une capacité de production de deux cent vingt-cinq mégawatts (MW) chacune, ayant obtenu en 2008 un « rab » de trois ans à la faveur de normes de sécurité élevées.

En près de quarante-quatre ans, la centrale d’Oldbury a produit plus de cent trente térawattheures (TWh) d’électricité, c’est-à-dire assez pour alimenter un million de foyers britanniques en énergie pendant vingt ans, rapportaient en octobre dernier nos confrères de Reuters après l’officialisation par l’opérateur Magnox, propriété du groupe américain Energy Solutions, de la fermeture prochaine du site. Une décision motivée par des considérations économiques, l’électricien ayant estimé dans un communiqué que son exploitation n’était plus rentable, et un véritable crève-coeur pour les salariés, très affectés mercredi.

« Les gens de la salle de contrôle ont demandé de ne pas appuyer sur le bouton mettant fin à la production », a ainsi confié à l’agence Phil Sprague, directeur de la centrale. La plupart des employés ne partira cependant pas du jour au lendemain et restera sur place pendant plus d’un an, le temps de procéder au démantèlement.

Le site a par ailleurs été racheté par une co-entreprise constituée par les opérateurs allemands E.ON et RWE, lesquels doivent construire une nouvelle structure d’une capacité de production six fois supérieure à quelques centaines de mètres de la centrale actuelle et qui devrait être opérationnelle à l’horizon 2025. Qu’on ne se méprenne pas : tout comme son homologue français, le gouvernement britannique n’a aucunement l’intention de renoncer à ses desseins atomiques.

Crédits photos : Wikimedia Commons / David Bowd-Exworth – David Hodd
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  • Diane

    Voyons le programme de démantèlement de la centrale maintenant !

  • Dessoubre

    En France, nous avons 58 réacteurs nucléaires de trop et il ne faut pas trop tarder à les fermer.

    Déjà, 24 d’entre eux pourraient être fermés d’ici 2025, ce qui réduirait à 46% la proportion de nucléaire dans notre électricité, tout simplement parce que les diverses énergies renouvelables pourraient produire autant d’électricité que le nucléaire.

    Par ailleurs, pour l’information de l’auteur à propos d’un autre de ses articles, la mise en place de la sortie du nucléaire a commencé en Allemagne en juin 2000, validée par une loi de février 2002.

    A lire : http://energeia.voila.net/electri/allemagne_renouv_2020.htm

    Celle-ci faisait suite à une loi sur les énergies renouvelables d’avril 2000.
     

  • Menismen2000

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