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Etats-Unis : le tremblement de terre a perturbé le fonctionnement de plusieurs centrales nucléaires

Etats-Unis : le tremblement de terre a perturbé le fonctionnement de plusieurs centrales nucléaires
Six réacteurs nucléaires situés dans un rayon de deux cent quarante kilomètres autour de l'épicentre du séisme qui a frappé la côte Est des Etats-Unis hier ont dû temporairement suspendre leurs activités.

Six réacteurs ont dû cesser leurs activités…

2011 n’est pas encore terminée mais est d’ores et déjà une année noire pour les États-Unis. À une conjoncture économique désastreuse s’est ajoutée une série inédite de catastrophes naturelles. Inondations, tornades à répétition, sécheresse : aucun État ou presque n’a été épargné et les dégâts se chiffrent en centaines de millions de dollars. La première puissance économique du monde – mais pour combien de temps encore ? – flirtant dangereusement avec le défaut de paiement, il va sans dire qu’elle s’en serait d’autant plus volontiers passée.

Le tremblement de terre de magnitude 5,9 qui a frappé la côte Est de l’Oncle Sam hier, lui, n’aurait provoqué aucun dégât majeur sur les infrastructures aux dires de la Maison Blanche et du maire de New York Michael Bloomberg. Plusieurs bâtiments ont cependant dû être évacués, ainsi le Capitole et le Pentagone à Washington D.C, où un embouteillage monstre s’est formé tandis que les communications téléphoniques étaient perturbées. À New York, l’Hôtel de Ville et le Palais de Justice – où comparaissait un certain Dominique Strauss-Kahn, lequel ne pourra récupérer son passeport qu’aujourd’hui – ont eux aussi été provisoirement désertés, de même que les tours de contrôle de deux des trois aéroports de la ville, John Fitzgerald Kennedy et Newark. Quant au chantier de construction du World Trade Center, il a été interrompu.

Le séisme, dont l’épicentre se situerait à Mineral (Virginie) (NDLR : où des cheminées de brique se sont écroulées et où des vitrines ont volé en éclats), dixit l’Institut géologique américain (USGS), n’a duré que cinq secondes environ. Un laps de temps néanmoins suffisant pour perturber la quiétude jusqu’à Boston (Massachusetts), capitale d’un État où le président Barack Obama passe actuellement ses vacances. À noter également que la secousse a été ressentie au Canada, à Toronto et même au Québec, où plusieurs personnes ont fait état d’un léger vacillement.

« La première chose que je me suis dite c’est : ‘”j’espère que ce n’est pas une bombe ou un avion”. Mais la secousse était constante et a duré trop longtemps », a rapporté Jim Garamone, un employé du Pentagone déjà en poste le 11 septembre 2001 cité par nos confrères de l’AFP. « Il s’agit d’un des plus puissants séismes sur la côte Est depuis plusieurs décennies au moins », a pour sa part déclaré Lucy Jones, sismologue à l’USGS.

La Commission de régulation nucléaire (NRC) a tiré la sonnette d’alarme

Si ce tremblement de terre n’est pas comparable à celui qui a frappé le Japon le 11 mars dernier, lequel était de magnitude 9 et a provoqué un gigantesque tsunami et par ricochet l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima 1, il a tout de même entraîné l’arrêt de six réacteurs dans un rayon de cent cinquante miles (environ deux cent quarante-et-un kilomètres), dont deux de l’unité de North Anna Station, située dangereusement près de l’épicentre, à la suite d’une coupure d’électricité. Cette fois encore aucun désagrément n’a été constaté mais ces interruptions doivent être observées à travers le prisme d’un rapport récent de la NRC (Nuclear Regulatory Commission) selon lequel les États-Unis ne seraient aujourd’hui pas mieux armés que le pays du soleil levant pour faire face à une catastrophe nucléaire découlant d’un séisme majeur. Le pire pourrait toutefois être évité moyennant un renforcement des normes de sécurité et des améliorations des systèmes d’écoulement de l’eau.

Première puissance atomique du monde, les États-Unis n’ont plus mis de centrale en service depuis 1990 et la dernière commande remonte à 1977, soit deux ans avant l’accident de Three Mile Island. Déterminée à relancer le programme nucléaire, l’administration Obama aurait cependant intérêt à renforcer les unités existantes au préalable et à ne pas se contenter d’un examen minutieux des cent quatre turbines que compte le pays. Les événements au Japon ont en effet prouvé la vulnérabilité globale des installations atomiques. Les États-Unis eux-mêmes ont à la suite de la crue du Missouri et des incendies en Arizona en juin dernier pu s’apercevoir qu’ils y sont exposés comme les autres. Dans ces conditions, trésorerie moribonde ou non, pressions républicaines ou pas, ne pas tenir compte des recommandations des experts serait une erreur gravissime.   D’autant que même en les appliquant l’humanité sait qu’en matière nucléaire le risque zéro n’existe pas.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Brian Stansberry
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