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Des perturbateurs endocriniens supposés retrouvés dans les cours d’eau français

L’association de défense de l’environnement Générations futures a décidé de se lancer, il y a quelques mois de cela, dans un gigantesque travail d’épluchage d’archives relatives à la qualité des cours d’eau français. Et le résultat de ce travail de fourmis est loin d’être réjouissant : des traces de substances soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens ont été retrouvées dans des lacs et des rivières tricolores.

Le site internet www.naiades.eaufrance.fr permet à l’ensemble des citoyens d’accéder aux relevés d’observation sur la qualité des cours d’eau français. C’est en défrichant des milliers de données publiques remontant pour certaines jusqu’en 2015, que Générations futures a fait une découverte suspecte.

L’association française a en effet trouvé “un total de 232 substances actives de pesticides ou de métabolites perturbateurs endocriniens suspectés recherchés au moins une fois dans un département, avec en moyenne 41 substances actives pouvant être des perturbateurs endocriniens par département”.

Une carte mise en ligne par l’association, présente, pour chaque département, le nombre de pesticides perturbateurs endocriniens quantifiés au moins une fois lors des analyses. Cette carte est disponible ici.

“Les substances actives de pesticides ou les métabolites supposées perturbateurs endocriniens les plus fréquemment quantifiées par rapport au nombre d’analyses réalisées varient selon les départements. Les 3 substances qui arrivent le plus fréquemment en tête sont : glyphosate (37 départements), Atrazine-Déséthyl (30 départements), Métolachlor (15 départements)”, précise l’association.

L’expression perturbateurs endocriniens désigne des molécules ou des agents chimiques capables d’interférer avec le système hormonal et causer des anomalies physiologiques. En d’autres termes, il s’agit de molécules qui ont des effets négatifs sur de nombreuses fonctions (croissance, reproduction, comportement, sommeil, circulation sanguine…). On retrouve ces substances dans des produits de consommation courante tels que les détergents, les plastiques, les cosmétiques, les textiles ou encore les pesticides.

Pour les besoins de son étude, et en l’absence de liste officiellement reconnue, Générations futures s’est basée sur un listing considéré comme le plus complet en matière de perturbateurs endocriniens : la base de données TedX qui répertorie les molécules suspectées d’avoir des effets négatifs sur le système hormonal.

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