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Cent trente organisations de la société civile se mobilisent contre les OGM

Près de trois semaines après la publication de l'étude du professeur Gilles-Éric Séralini, la polémique sur les OGM n'a toujours pas dégonflé.
L'étude du professeur Gilles-Éric Séralini est un argument de poids pour les militants anti-OGM.

L’étude du professeur Gilles-Éric Séralini n’en finit décidément plus de faire parler d’elle…

Publiée mi-septembre, elle constitue un coup très dur pour la multinationale américaine Monsanto, qui avait déjà toutes les peines du monde à imposer ses produits transgéniques sur le Vieux Continent, mais dont il faut reconnaître la persévérance…

Son maïs OGM NK 603 a été épinglé par les travaux de l’universitaire, qui pour rappel est aussi président président du conseil scientifique et co-fondateur du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie scientifique), et les clichés qui en ont découlé, révélant des rats à l’agonie, ont suscité un véritable séisme aussi bien dans l’opinion que dans la classe politique et le microcosme scientifique.

D’autres chercheurs ont évoqué des manquements vis-à-vis des procédures habituelles et le financement des recherches par la grande distribution, ce qui est un amalgame aux dires de l’eurodéputée et présidente de Cap21 Corinne Lepage, que notre rédaction a rencontré avant-hier. Également au coeur de la polémique, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), qui a été saisie par le gouvernement, demeure quant à elle campée sur ses positions, refusant de mener des analyses sur une durée supérieure à trois mois et autrement qu’au cas par cas.

De quoi indisposer les associations de protection de l’environnement et les (nombreux) appuis dont dispose M. Séralini, aux yeux desquels ses investigations peuvent et doivent ouvrir un débat de société.

Plus de transparence et « la communication des données brutes de ces études sur un site public en ligne »

Quelque cent trente organisations de la société civile, dont les « fidèles » Greenpeace, le WWF France, Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, ATTAC France, Appel de la Jeunesse (NDLR : Le collectif qui organise la Greenpride, laquelle débutera ce week-end à Paris) et Cap21, ont apporté leur soutien officiel au « trublion » hier, signant un appel commun remis à l’ensemble des autorités compétentes (le Premier ministre, les ministères de l’Agriculture, de l’Écologie, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que celui de la Santé) « afin de prendre les mesures de précaution nécessaires dans l’intérêt général ».

« Face à la gravité des conséquences sanitaires possibles, (nous nous inquiétons), et ce d’autant plus que (nous constatons) que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs. (Nous demandons) donc la suspension provisoire des autorisations du maïs NK 603 et du Roundup », ont écrit les organisations signataires. Et de plaider pour « la transparence en matière d’études d’évaluations des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation (culture ou importation)  dans l’Union Européenne (UE) des OGM et des pesticides ». De même, Greenpeace et consorts réclament « la communication des données brutes de ces études sur un site public en ligne et sous une forme exploitable statistiquement, pour permettre à l’ensemble de la société civile de réaliser ou de commanditer toute contre-expertise ».

Vu le scepticisme global de nos concitoyens, les pouvoirs publics pourraient répondre favorablement à leurs requêtes. Ce qui sonnerait sans doute le glas des ambitions européennes de Monsanto

Crédits photos : flickr / revolutionecolo – Lily Rothrock
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  • Daniel D

    Monsanto c’est vraiment une entreprise de chiens enragés !