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Australie : deux-tiers des oiseaux menacés

Australie : deux-tiers des oiseaux menacés
Un exemple d’oiseau multicolore à sauver

C’est une bien triste nouvelle pour la biodiversité. Les conclusions d’une enquête menée conjointement par l’université Monash et son homologue Melbourne pendant quinze ans à propos de la « composition et de la distribution des communautés aviaires » viennent en effet d’être rendues publiques. Et celles-ci sont sans appel : près de deux-tiers des oiseaux recensés dans l’Etat du Victoria (dans le sud-est de l’Australie) sont menacés d’extinction.

Il s’avère que toutes les espèces volatiles sont aujourd’hui mises en danger (y compris celles qui évoluent dans les parcs nationaux) à cause de la montée des températures et de son tragique corollaire, la sécheresse, qui s’aggrave considérablement dans la région depuis 1996.

Plus inquiétant encore, les conclusions de cette étude ne donnent aucune indication ni sur la destruction de leur habitat naturel ni sur la pollution des eaux, laquelle constitue un danger majeur pour la biodiversité (voir dossier « Espèces menacées : un tour d’horizon alarmant » et  « Tigre de Sibérie : la situation est grave »). Le changement climatique qui affecte leurs habitudes, lui, a été décortiqué, et il contribue nettement à la diminution de la reproduction des espèces. Or, étant donné que seules 60 % des espèces ne sont pas fécondes, la question du renouvellement des populations se pose avec gravité.

Les oiseaux qui se nourrissent exclusivement de nectar ou d’insectes subissent eux aussi de plein fouet la hausse des températures et ses conséquences. Ainsi, les nectarivores sont amenés à déserter l’Australie dans la mesure où ils migrent en fonction de la floraison des eucalyptus et des doses de nectar que les plantes renferment.

Or, la sécheresse empêche les arbres de fleurir et, de fait, les oiseaux sont obligés de quitter leur territoire – ou alors de périr affamés – et c’est tout un écosystème qui se retrouve chamboulé. Le rapport des biologistes suggère une meilleure prise en charge des sites boisés et de la fertilité des sols afin de subvenir aux besoins de ces espèces en péril.

En cette année internationale de la biodiversité, ce serait effectivement une bonne solution.

Crédit photo : flickr - timparkinson
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