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Pollution intérieure : le formaldéhyde pointé du doigt

Pollution intérieure : le formaldéhyde pointé du doigt
Sa présence, nocive, devrait être limitée dans les années à venir.

Un avis récent du Haut conseil de santé publique préconise de ne pas dépasser dix microgrammes par mètre cube de formaldéhyde dans les logements. Parce que cette substance peut en effet s’avérer nocive pour la santé, un projet de loi est aujourd’hui à l’étude.


Le formaldéhyde fait partie de la longue liste des Composés Organiques Volatils (COV) qui nuisent à la qualité de notre air intérieur. Il est détectable même à très petite concentration (0.6 mg par mètre cube d’air) et se distingue par son odeur piquante. Il provoque des irritations voire des inflammations oculaires mais peut aussi endommager les voies respiratoires et entraîner des lésions de la peau. Au niveau neurologique, il est à l’origine de fatigues, de migraines et de vertiges. Le Centre international de recherche sur le cancer l’a même classé dans la catégorie « cancérogène certain ». Si on en trouve notamment dans la fumée de cigarette, dans les mousses isolantes ou dans certains vernis pour parquets, ce sont dans les panneaux de bois qui utilisent des colles thermodurcissables au formol que le formaldéhyde est le plus répandu. Selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, sa concentration dépasse dix microgrammes par mètre cube dans 87 % des logements en France, et trente microgrammes dans 22 %.

Les recommandations du HCSP

Face à ce risque sanitaire, le Haut conseil de santé publique (HCSP) a alerté le gouvernement en émettant un avis sur les « valeurs repères » pour aider à mieux gérer la qualité de l’air dans les foyers, en limitant la présence de formaldéhyde.

Les experts ont donc demandé à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement Durable et à Chantal Jouanno, sa Secrétaire d’Etat, de faire en sorte de ne pas dépasser le seuil des dix microgrammes par mètre cube dès 2012 dans les nouvelles constructions et en 2019 dans les bâtiments déjà construits. Selon le Haut conseil, une solution existe déjà, à savoir « la mise à disposition […] de produits de construction, d’ameublement ou d’entretien à teneur réduite en formaldéhyde, voire sans formaldéhyde », qui par définition permettent de réduire les émissions. Le gouvernement de François Fillon réfléchit à l’élaboration d’une loi en ce sens afin d’établir ces « valeurs-repères ».

D’ici à ce qu’un nouveau texte soit adopté, la meilleure manière de dépolluer les pièces reste toutefois d’investir dans un purificateur d’air ou d’aérer au moins cinq minutes quotidiennement (en éteignant le chauffage).

Crédit photo : wikipedia - Benjah-bmm27
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