Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !
Le capitaine a écrit une missive au Guardian. Sa détermination reste entière.
Il n’est pas non plus l’ennemi public numéro un du pays, mais le Costa Rica s’est refusé à toute clémence envers Paul Watson, accusé d’avoir attenté à la vie de l’équipage du bateau Varadero en marge du tournage d’un documentaire sur le shark finning en 2002. Une décennie plus tard, le président-fondateur de Sea Shepherd a été arrêté à l’aéroport de Francfort (Allemagne). Libéré sous caution, il a ensuite été assigné à résidence et devait pointer deux fois par jour au commissariat dans l’attente du verdict de la Cour d’appel.
Peu avant que cette dernière n’ordonne son extradition, fin juillet, le capitaine – craignant pour sa sécurité et qui assure que les autorités japonaises, lesquelles ne lui pardonneraient pas les actions perpétrées par l’association de protection de l’environnement contre les baleiniers, sont à l’origine de ses déboires judiciaires – s’est volatilisé et demeure aujourd’hui officiellement introuvable. Il y a toutefois fort à parier que ses troupes savent où il se cache.
Chantre de la protection de la biodiversité marine, le combat de sa vie, M. Watson vient en tout cas d’adresser un courrier rédigé depuis un « endroit sûr » à nos confrères britanniques du Guardian. Manifestement, l’inaction lui pèse. Et si on ignore comment il compte s’y prendre pour assouvir ce désir au regard de sa situation actuelle, d’autant plus intenable qu’Interpol s’est également prononcée pour son arrestation, l’environnementaliste n’a pas caché son souhait de « retourner sur ses bateaux » pour notamment « continuer à servir les cétacés ».
La protection des baleines envers et contre tout
« Si je peux retourner sur mes bateaux, je le ferais. Sinon, mes capitaines et leurs équipages retourneront sans moi défendre les baleines », a-t-il poursuivi, justifiant également sa décision de quitter la patrie de Goethe : « Je n’avais pas d’autre choix que de partir, sinon je serais dans une prison au Japon ».
Et de confirmer les dires de certains selon lesquels M. Watson a été informé du verdict précité avant qu’il ne soit rendu officiellement. C’est en fait une fuite émanant du ministère allemand de la Justice qui l’a persuadé de prendre la poudre d’escampette.
Toujours (très) déterminé, le « capitaine fugitif », dont le frère vient de décéder d’un cancer, a enfin assuré que « (son équipe de volontaires et lui) n’abandonneront jamais la défense de la vie dans les océans contre les braconniers, ce quelles que seraient les conséquences à endurer ». D’après des experts juridiques interrogés par le Guardian, il serait en outre capable de se soustraire aux forces de police à condition de rester dans les eaux internationales.
L’idéal serait tout de même que le Costa Rica, dans un sursaut de bon sens écologique, abandonne ses poursuites contre M. Watson. Que son combat continue avec ou sans lui aux manettes, il est clair que ce serait le meilleur signal en faveur de la préservation de la biodiversité marine que ce pays au demeurant très attaché à la protection de l’environnement pourrait donner.

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !