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Google souffle sur la Californie

Google souffle sur la Californie
La Californie est devenue un laboratoire pour les énergies renouvelables aux Etats-Unis. Après avoir investi massivement dans le solaire, c’est maintenant l’éolien qui suscite l’intérêt des décideurs de l’Etat, la Silicon Valley et Google en tête

L’Etat d’Arnold Schwarzenegger a toujours voulu être le fer de lance des énergies renouvelables aux Etats-Unis. Temple national du solaire, la Californie se lance également à corps perdu dans l’éolien et la Silicon Valley, Google en tête, suit la direction du vent.

Ce n’est pas la première initiative verte de Google, déjà très investi dans les technologies « propres » et dans l’énergie solaire. Le groupe de Mountain View a annoncé hier sur son blog avoir conclu un accord d’une durée de vingt ans avec un fournisseur d’énergie éolienne, NextEra Energy Resources. Le moteur de recherche, par l’intermédiaire de sa filière Google Energy, devrait ainsi acheter le 30 juillet prochain pour 114 mégawatts (MW) d’énergie éolienne à un prix fixe à son nouveau partenaire, qui produira cette énergie dans une ferme de l’Iowa. Cette initiative entre dans le cadre d’une entente de plus longue durée entre les deux entreprises, puisque Google avait déjà investi en mai dernier pour 39 millions de dollars (30 millions d’euros) dans deux parcs éoliens du Dakota du Nord déjà développés par NextEra.

Elle vise aussi à aider Google à atteindre son objectif de bilan carbone neutre, entériné dès 2007. Le procédé technique utilisé par le géant de l’Internet est assez complexe dans la mesure où l’électricité produite dans l’Iowa ne peut être directement utilisée pour ses data centers, majoritairement situés en Californie. Google Energy, qui a obtenu le statut de distributeur d’électricité au début de l’année, achète ainsi dans un premier temps l’électricité à la source auprès de NextEra.

Une fois cet achat réalisé, deux principales alternatives se présentent pour le groupe californien. Il peut ainsi la revendre sur le marché régional de l’Iowa et utiliser les revenus générés par cette vente pour se procurer des Renewable Energy Certificates (REC), des crédits qui certifient que l’énergie produite est réellement propre et lui permettent donc de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Une seconde possibilité, moins probable mais évoquée en filigrane, est d’utiliser une partie de ces 114 MW pour alimenter les data centers de Google, le vice-président d’exploitation du groupe Urs Hoezle ayant rappelé sur le blog de l’entreprise que cette quantité d’énergie était suffisante pour alimenter « plusieurs centres de données ». Directeur des programmes d’énergie et de lutte contre le changement climatique chez Google, Dan Reicher avait également évoqué cette possibilité il y a quelques mois.

Un deal gagnant-gagnant

Les avantages sont nombreux des deux côtés. En achetant une telle quantité d’énergie, Google s’assure d’une part un approvisionnement d’électricité à long terme, sans oublier que l’assurance d’un prix fixe permet à l’entreprise de Mountain View de se « protéger partiellement contre de futures hausses du prix de l’énergie ». Il achète aussi ces fameux REC auprès de NextEra mais, contrairement à d’autres sociétés qui ne se les procurent que pour atteindre des objectifs relatifs à leur bilan carbone, cet achat de crédits s’accompagne directement de celui de l’énergie du fournisseur d’énergie en question, ce qui représente un coup de pouce supplémentaire aux fournisseurs d’énergie éolienne.

Du côté de NextEra, ce contrat permet de s’assurer une visibilité financière sur le long terme avec cette somme providentielle qui devrait pouvoir lui permettre d’investir dans de nouvelles installations éoliennes. « En achetant autant d’énergie pendant si longtemps, nous donnons au promoteur du parc éolien l’aisance financière à la construction d’autres projets d’énergie propre » a confirmé Urs Hoezle. « L’incapacité des développeurs d’énergies renouvelables à obtenir des financements a longtemps été un inhibiteur à l’expansion des énergies renouvelables », a-t-il également rappelé. Les consommateurs d’énergie éolienne permettent ainsi aux fournisseurs d’investir dans de nouvelles structures, d’où un cercle vertueux écologique.

Et il n’y a pas que la Silicon Valley qui se met en ordre de marche pour aider la Californie à atteindre son objectif de production d’un tiers de son énergie grâce aux énergies renouvelables d’ici 2020. L’entreprise Terra-Gen Power LLC a ainsi annoncé hier avoir débloqué plus d’1,2 milliards de dollars (930 millions d’euros) pour la construction de quatre nouveaux parcs éoliens au nord-ouest de Los Angeles. Cette installation devrait produire un total d’environ 3 000 mégawatts (MW) d’électricité. Les turbines seront fabriquées par une entreprise danoise mais produites au Colorado.

Avec toutes ces mesures et initiatives en faveur des énergies renouvelables le pari fou d’Arnold Schwarzenegger pourrait bien être tenu. Et en inspirer d’autres.

Crédit photo : Flickr – chaunceydavis818
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  • alain b

    Sujet intéressant et superbe photo…