La température moyenne à la surface des océans a atteint un niveau exceptionnel en 2026. Une situation qui inquiète les scientifiques alors que les eaux océaniques jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial.
Un nouveau seuil vient d’être franchi. La température moyenne à la surface des océans a atteint 21,1 °C, un niveau inédit pour cette période de l’année, selon les données de l’observatoire européen Copernicus.
Le phénomène s’inscrit dans une tendance particulièrement marquée depuis le début de l’été. Avec une température moyenne de 20,96 °C, juillet 2026 est devenu le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré à la surface des océans. Le précédent record, établi en 2023, était de 20,89 °C.
Depuis juin, les températures océaniques évoluent quotidiennement au-dessus des précédents records saisonniers, témoignant d’une anomalie qui ne se limite donc pas à quelques journées exceptionnellement chaudes.
El Niño accentue le réchauffement
Cette situation est notamment amplifiée par le puissant épisode El Niño actuellement à l’œuvre. Ce phénomène climatique naturel, caractérisé par un réchauffement d’une partie des eaux du Pacifique équatorial, influence les températures et les précipitations dans de nombreuses régions du monde.
L’Organisation météorologique mondiale prévoit par ailleurs son renforcement jusqu’à l’automne, ce qui pourrait continuer à alimenter les températures particulièrement élevées observées cette année.
El Niño intervient toutefois dans un contexte de réchauffement climatique de long terme lié aux activités humaines. La combinaison des deux phénomènes contribue à pousser les températures océaniques vers des niveaux records.
Des conséquences bien au-delà des océans
L’évolution est particulièrement préoccupante en raison du rôle majeur joué par les océans dans la régulation du climat. Ils absorbent plus de 90 % de l’excédent de chaleur accumulé dans le système climatique, limitant ainsi une partie du réchauffement de l’atmosphère.
Mais cette accumulation d’énergie n’est pas sans conséquence. L’augmentation de la température de l’eau perturbe les écosystèmes marins et favorise notamment la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur marines.
Des océans plus chauds peuvent également fournir davantage de chaleur et d’humidité à l’atmosphère. Un phénomène susceptible d’accentuer certains événements météorologiques extrêmes, des épisodes de fortes précipitations aux tempêtes, en passant par les vagues de chaleur.
Les records enregistrés en 2026 constituent ainsi un nouveau signal de l’accumulation de chaleur dans le système climatique mondial.
