Interpellée sur les difficultés rencontrées par les collectivités territoriales pour faire face aux canicules, aux sécheresses ou encore aux inondations, la ministre a reconnu que les efforts engagés jusqu’à présent demeuraient en deçà des besoins. Selon elle, les ressources allouées devront être renforcées dans les années à venir afin d’accélérer l’adaptation des territoires aux nouvelles réalités climatiques.
Des investissements jugés insuffisants
La ministre a rappelé que 1,7 milliard d’euros avaient été consacrés en 2025 à des projets liés à l’adaptation au changement climatique. Ces financements concernent notamment des travaux destinés à améliorer la résilience des infrastructures, des bâtiments publics ou encore des espaces urbains face aux événements météorologiques extrêmes.
Malgré cet effort financier, le gouvernement reconnaît que l’ampleur des transformations nécessaires exige des investissements beaucoup plus importants. Les épisodes de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquents et plus intenses, mettent en évidence les vulnérabilités de nombreux territoires et la nécessité d’accélérer les travaux de prévention et d’adaptation.
Le Fonds vert au cœur des débats
Une partie importante des aides destinées aux collectivités passe par le Fonds vert, créé en 2023 pour soutenir les projets liés à la transition écologique et à l’adaptation climatique.
Initialement doté de 1,5 milliard d’euros, ce fonds avait progressivement vu son enveloppe atteindre 2,5 milliards d’euros. Mais les contraintes budgétaires ont conduit à une réduction significative de ses moyens. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, son budget a été ramené à 837 millions d’euros.
Face aux critiques suscitées par cette diminution, la ministre a indiqué qu’environ la moitié des crédits du Fonds vert serait désormais orientée vers les projets d’adaptation au changement climatique.
Des collectivités en première ligne
Les élus locaux alertent régulièrement sur les difficultés financières rencontrées pour adapter leurs territoires aux conséquences du réchauffement climatique. Rénovation des écoles face aux canicules, protection contre les inondations, gestion de la ressource en eau ou encore végétalisation des espaces urbains nécessitent des investissements lourds et souvent difficiles à financer.
Les collectivités sont pourtant en première ligne pour mettre en œuvre les mesures concrètes permettant de limiter les effets des phénomènes climatiques extrêmes sur les populations.
Une urgence qui s’intensifie
Cette prise de position intervient alors que les scientifiques constatent une multiplication des événements climatiques exceptionnels. Les vagues de chaleur apparaissent désormais plus tôt dans l’année et concernent des territoires de plus en plus vastes.
Pour de nombreux experts, l’adaptation n’est plus une question de long terme mais une nécessité immédiate. Les besoins concernent aussi bien les infrastructures publiques que le système de santé, les transports, l’agriculture ou encore l’aménagement des villes.
En reconnaissant que les moyens actuels restent insuffisants, le gouvernement admet implicitement que l’adaptation au changement climatique nécessitera des arbitrages budgétaires importants dans les années à venir. Un défi majeur alors que les finances publiques demeurent sous tension et que les besoins continuent de croître à mesure que les effets du réchauffement se font sentir.