Le transport représente la principale source d’émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique. Face à ce constat, les mobilités bas-carbone deviennent un enjeu majeur pour les destinations et les opérateurs du tourisme. Train, vélo, itinérance douce ou “slow tourisme” se développent progressivement, modifiant les attentes des voyageurs et les stratégies des territoires.
Le retour du train dans les stratégies touristiques européennes
Plusieurs pays européens investissent dans les liaisons ferroviaires longue distance afin de proposer des alternatives à l’avion. Les trains de nuit connaissent notamment un regain d’intérêt. Le réseau ÖBB en Autriche a fortement développé ses lignes Nightjet reliant plusieurs capitales européennes.
En France, la SNCF relance également certaines lignes nocturnes et développe des offres associant train et vélo. Ces initiatives répondent à une demande croissante pour des déplacements moins carbonés et plus intégrés aux expériences touristiques.
Des territoires qui misent sur le slow tourisme
Au-delà du transport, certaines destinations repensent leur modèle touristique autour de la lenteur et de la proximité. Dans plusieurs régions françaises, des itinéraires cyclables longue distance comme la Loire à Vélo ou la Vélodyssée sont devenus des leviers d’attractivité touristique.
Ces modèles favorisent des séjours plus longs et une répartition différente des flux touristiques. Ils permettent également de réduire la dépendance aux mobilités aériennes ou automobiles.
Le développement des mobilités bas-carbone reste néanmoins confronté à plusieurs limites : coût du train, manque de connexions transfrontalières ou capacités ferroviaires insuffisantes. Malgré ces contraintes, ces nouvelles pratiques témoignent d’une transformation progressive des modèles touristiques européens.
