La rénovation énergétique des bâtiments constitue un levier essentiel pour réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Isolation renforcée, remplacement des menuiseries ou amélioration de l’étanchéité à l’air permettent d’optimiser la performance thermique des logements. Pourtant, ces transformations peuvent avoir des effets indirects sur la qualité de l’air intérieur, souvent moins visibles mais tout aussi structurants pour la santé des occupants.
Des logements plus performants mais plus confinés
L’amélioration de l’étanchéité à l’air limite les infiltrations extérieures et les pertes de chaleur, mais elle réduit également le renouvellement naturel de l’air. Sans système de ventilation adapté, les polluants présents à l’intérieur des logements peuvent s’accumuler.
Parmi ces polluants figurent les composés organiques volatils issus des matériaux, les particules fines ou encore l’humidité, qui peut favoriser le développement de moisissures. Dans certains cas, les logements rénovés peuvent ainsi présenter une qualité de l’air dégradée malgré une meilleure performance énergétique.
Intégrer la qualité de l’air dans les stratégies de rénovation
Pour éviter ces effets, la ventilation devient un élément central des projets de rénovation. Les systèmes de ventilation mécanique contrôlée permettent d’assurer un renouvellement de l’air tout en limitant les pertes thermiques.
Cette approche implique de considérer la rénovation énergétique dans une logique globale, intégrant à la fois performance énergétique, confort et santé. La qualité de l’air intérieur apparaît ainsi comme un enjeu clé pour garantir la durabilité des politiques de rénovation du parc immobilier.
