La recherche scientifique moderne s’est construite autour du plastique à usage unique, garant de stérilité et de standardisation. Pourtant, l’accumulation de déchets plastiques interroge désormais la soutenabilité environnementale des pratiques de laboratoire.
Une production de déchets longtemps invisibilisée
Tubes, pipettes, boîtes de culture, gants : les consommables plastiques représentent une part importante des déchets produits par les laboratoires. Souvent classés comme déchets à risque, ils sont majoritairement incinérés.
Cette dépendance structurelle s’explique par des impératifs sanitaires et par la recherche de reproductibilité scientifique. Mais la pression environnementale conduit certains établissements à réexaminer ces pratiques.
Vers des alternatives et une sobriété expérimentale
Des initiatives émergent :
réintroduction de verrerie réutilisable lorsque les protocoles le permettent, optimisation des volumes utilisés, mutualisation d’équipements, ou encore programmes internes de réduction des déchets.
Ces évolutions restent progressives et dépendantes des contraintes réglementaires sanitaires. Elles témoignent néanmoins d’une prise de conscience croissante dans le monde académique.
La transition des laboratoires vers des pratiques plus sobres ne remet pas en cause la rigueur scientifique, mais suppose une réévaluation fine des usages et des normes établies.
