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Opération séduction pour les métiers du vivant

opération séduction métiers du vivant

Alors que de nombreux Français sont tentés par un changement de vie professionnelle, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation mène une campagne de promotion des métiers du vivant. Deuxième secteur d’emploi de France, il offre des possibilités de carrière susceptibles de répondre aux aspirations des jeunes et des actifs en quête de sens.

« Nous sommes les entrepreneurs du vivant qui préparons l’avenir », peut-on lire sur les visuels d’une campagne du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, entièrement consacrée aux métiers de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du paysage, de la forêt, de l’aquaculture et de la pêche. Des activités présentées comme « les métiers du vivant », dans le cadre desquelles les « entrepreneurs du vivant » relèvent des défis essentiels tels que la souveraineté alimentaire, la transition écologique, l’alimentation saine et durable ou encore la compétitivité. Avec cette campagne, l’objectif est de faire connaître l’ensemble des activités du “vivant” aux Français, deuxième secteur professionnel avec 3,4 millions d’emplois et des milliers d’offres à pourvoir. 

Les métiers du vivant répondent aux aspirations contemporaines

Peu ou mal connus, les métiers du vivant concernent des pans majeurs de la vie quotidienne, des aliments que nous mangeons à l’air que nous respirons. Il s’agit aussi de métiers au coeur de la lutte contre le réchauffement climatique, à l’image de la sylviculture. Le travail des forestiers permet d’augmenter la surface forestière, contribuant à renforcer le rôle de puits de carbone de la forêt française, qui absorbe environ 50 millions de tonnes de CO2 chaque année, soit 15 % de nos émissions brutes de gaz à effet de serre d’après les données de l’IGN. Un rôle essentiel dans le processus d’atténuation du changement climatique, qui se joue au quotidien au coeur même de la nature.

De nouvelles aspirations professionnelles

Cette proximité avec le vivant constitue un levier d’attractivité certain pour les actifs en quête de vert. De quoi séduire de plus en plus de jeunes, comme Émilie, 25 ans, chargée de sylviculture dans le Gers qui témoigne : « le contact avec la nature, le fait d’être dehors (…) ça m’a poussée à faire ce métier ». La filière forêt-bois pourrait particulièrement attirer ce genre de profils dans les années à venir. Alors que la future réglementation environnementale des bâtiments neufs fait la part belle aux bois dans les futures constructions, la filière s’organise pour être au rendez-vous en formant et en recrutant. De quoi satisfaire les aspirations de certains actifs désireux de travailler « avec leurs mains » ?

À en croire un sondage réalisé par Harris Interactive pour Challenges, les Français ont envie de renouveau dans leur vie professionnelle : 39 % d’entre eux ressentent le besoin de changer de cadre d’existence et la crise sanitaire semble avoir profondément touché les CSP+ pour qui « donner un sens à sa vie » est devenu une priorité. 

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