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L’oryx blanc, le nouvel or noir du sultanat d’Oman?

L’oryx blanc, proche cousin de l’antilope, est un animal originaire de la péninsule arabique connu pour ses longues cornes atypiques pointant vers l’arrière. Disparu à l’état sauvage et menacé d’extinction à la fin du 20ème siècle, l’oryx blanc d’Arabie ne doit sa survie miraculeuse qu’aux programmes de reproduction en captivité dont il a été l’objet.

Selon les données de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN), les derniers représentants sauvages de cette espèce auraient en effet été tués par des braconniers en 1972. Dès lors considérée comme une espèce en danger, les spécimens captifs font l’objet d’importants efforts de conservation. L’Arabie Saoudite, la Jordanie ou les Émirats Arabes Unis œuvrent activement à la survie de celui que l’on surnomme « la licorne arabe ».

Le sultanat d’Oman, pays du Moyen-Orient situé au sud de la péninsule d’Arabie, a amplement participé à la sauvegarde de l’oryx. Afin d’assurer sa survie, les autorités décide de concevoir en 1980 une réserve interdite au public : le sanctuaire de Haima. Ce lieu a notamment permis de déployer le avec succès un programme dit « de reproduction et de multiplication ». En 20 ans, le nombre d’oryx passe d’une centaine à 750.

Face au succès de ce programme de reproduction, et soucieux de profiter de l’engouement mondial pour l’écotourisme, le sultanat d’Oman a décidé d’ouvrir sa réserve d’oryx au public. La réserve se pare donc d’un nouveau rôle : attirer les touristes et stimuler une économie impactée par la baisse des recettes pétrolières.

« Il y a davantage d’intérêt pour le potentiel touristique afin de profiter du caractère unique de ces animaux rares », explique Hamed ben Mahmoud al-Harsousi, porte-parole du sanctuaire.

Les tourismes fortunés avides d’aventure et de faune sauvage ont désormais accès aux 2.824 kilomètres carrés de cette réserve faite de plaines et de dunes sablonneuses. Encadrés par des gardes forestiers, ils peuvent partir en 4×4 à la découverte des populations sauvages d’oryx mais également des autres espèces qui peuplent le sanctuaire.

Une attention particulière est néanmoins portée à la sécurité du parc. Il s’agit en effet d’attirer les touristes et non les braconniers. « Trente gardes et une patrouille de police s’efforcent d’assurer la sécurité de la réserve et d’empêcher toute infiltration », précise à ce titre Hamed ben Mahmoud al-Harsousi.

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