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Et si l’homme consomme toutes les matières fossiles?

Que se passera-t-il lorsque l’homme aura consommé toutes les réserves d’énergies fossiles actuellement à sa disposition? C’est à cette question que des scientifiques de la revue Nature Climate Change ont tenté de répondre dans une étude publiée le 23 mai dernier. Et le résultat n’est pas loin de ressembler à un des scénarios catastrophes dont les scénaristes hollywoodiens ont le secret.

Les énergies fossiles, qui se présentent sous la forme de pétrole, de gaz naturel ou de charbon, sont extraites du sous-sol terrestre par l’homme afin d’être utilisées comme combustible ou carburant. Ces sources d’énergies polluantes se sont formées au fil des siècles par la décomposition de matières végétales et organiques : les stocks ne sont donc pas illimités et mettent des siècles à se reformer.

Selon l’étude publiée par Nature Climate Change, la combustion de l’ensemble des réserves d’énergies fossiles connues pourrait entrainer une hausse des températures terrestres de près de 10°C. Il apparait en effet que la combustion des réserves connues de gaz, de pétrole et de charbon contribuerait à ajouter plus de 5.000 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, et notamment de dioxyde de carbone, dans l’atmosphère terrestre.

Ce qui pousserait le mercure à augmenter en moyenne de 9,5°C par rapport au niveau pré-industriel, dépassant ainsi de 5 fois la limite que s’est fixée la communauté internationale en décembre dernier, au moment de signer l’accord de Paris sur le climat.

Ce scénario catastrophe pourrait s’avérer être une réalité d’ici la fin du 22ème siècle si nos sociétés continuent de consommer les matières fossiles au rythme actuel. À ce moment là, nous aurons rejeter dans l’atmosphère 10 fois plus de gaz à effet de serre que ce que nous en avons émis depuis le début de l’industrialisation.

“Il est pertinent de savoir ce que se passera si nous n’agissons pas pour freiner le changement climatique”, estime Kasia Tokarska de l’université de Victoria, au Canada, auteure principale de cette étude.

L’avis des scientifiques diverge quant à la quantité de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour rester sous la barre des 2°C d’augmentation d’ici la fin du siècle. Pour les experts du Giec, l’hypothèse haute est située à hauteur de 2.000 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, alors que l’ONU place cette limite à 1.000 milliards). Une chose fait cependant l’unanimité : la hausse des températures impactera fortement la planète (sécheresse, canicule, hausse du niveau de la mer…).

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