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La torchère d’Elgin est éteinte

Samedi, mars 31st, 2012

Total a annoncé aujourd’hui que la torchère de la plateforme d’Elgin en mer du Nord s’était éteinte d’elle-même. Il n’y a donc plus de risque d’explosion de gaz selon le groupe pétrolier.

«La torchère s’est éteinte d’elle-même, ce à quoi nous nous attendions», a annoncé un porte-parole de Total ce matin depuis la cellule de crise mise en place par le groupe à Aberdeen, ville écossaise située à 240 km de la plateforme. « Nous avons reçu à 12H07 (heure locale, 11H07 GMT) hier (vendredi), à la suite de notre premier vol de surveillance de la journée, une première information indiquant que la torchère pourrait être éteinte », précise le communiqué de Total. « La nouvelle a été confirmée à 16H36 lors d’un second vol. Nous avons reçu une confirmation finale à 08H20 ce matin (samedi), quand nos bateaux sur zone ont fait état du fait que la torchère n’avait pas été en activité pendant la nuit », selon le même communiqué.

La fuite de gaz s’était déclarée dimanche dernier et la plateforme avait été totalement évacuée dans la nuit de dimanche à lundi. Une torchère était restée allumée et risquait de faire exploser le gaz qui se répandait sous forme de condensat et de nuage volatile situé à 100 mètres de la torchère.

Le risque d’explosion est donc écarté (ci-dessus une photo de la plateforme Deepwater Horizon qui avait pris feu en avril 2010 dans le Golfe du Mexique) mais c’est toujours près de 200 000 mètres cubes de gaz qui s’échappent chaque jour des roches situées à 4 000 mètres de profondeur. Greenpeace a annoncé avoir envoyé un bateau à proximité de la plateforme, le bateau devrait arriver dimanche et son équipage procédera à des prélèvements d’air, d’eau de mer et de sol marin pour mesurer l’impact environnemental de la catastrophe.

De son côté, Total a annoncé par la voix de son PDG Christophe de Margerie qu’ils allaient lancer le forage du puits de dérivation pour tenter de colmater la fuite. Néanmoins, les experts du groupe estiment qu’il faudra de sept à dix jours pour être en position de commencer le forage et près de 6 mois au total pour mener l’opération à bien.

Les fuites d’eau : petites gouttes, grandes conséquences

Mercredi, novembre 9th, 2011

Un robinet qui goutte peut gaspiller jusqu’à 120 litres par jour ! De quoi remplir une demi-baignoire… Une chasse d’eau défectueuse, elle, peut laisser s’échapper jusqu’à 600 litres d’eau par jour, soit la consommation mensuelle d’une famille de 4 personnes et plus de 500 euros par an. Autre donnée préoccupante : le gaspillage d’eau potable représente en moyenne 20% de l’eau consommée dans les maisons. Parmi les nombreux éco-gestes permettant d’économiser de l’eau, le repérage des fuites est primordial.

En France, le vieillissement des canalisations a entraîné une augmentation de ce pourcentage de 7 points en 2007. Il atteint même 41% à Nîmes (Gard), tandis que Toulouse (Haute-Garonne), qui est pourtant l’une des villes qui s’en sort le mieux en France, laisse quant à elle couler 7 milliards de litres par an.

Dans l’Hexagone, un particulier est responsable des fuites à partir de son compteur d’eau. Elles peuvent être invisibles, dans le sol ou les murs par exemples. Les tuyaux enfouis peuvent quant à eux subir le tassement du sol par temps de canicule ou de gel et se fragiliser. Il est donc chaudement recommandé de vérifier son compteur d’eau le soir et le matin avant toute ouverture d’eau. Si le chiffre a changé, c’est qu’il y a une fuite.

Pour les toilettes, un simple colorant alimentaire mélangé dans le bac d’eau permet de voir si l’eau coule sur les parois de la cuvette.

Il est évidemment indispensable de bien fermer ses robinets et d’entretenir son installation. Si le robinet fuit, vous pouvez le réparer vous-même s’il s’agit d’un joint défectueux. De même, dehors et dans les pièces non chauffées, veillez à bien isoler les tuyaux pour qu’ils ne gèlent pas. Pour limiter le risque de fuite, vous pouvez aussi vérifier la pression. Si elle est trop forte, c’est-à-dire au dessus de 3 bars (assez pour laisser s’écouler seize litres au moins en l’espace d’une minute), elle peut endommager les tuyaux. Investir dans un réducteur de pression est auquel cas un choix judicieux. En ce qui concerne la chasse d’eau, il arrive souvent que le flotteur qui coupe l’arrivée d’eau soit coincé. Pour y remédier, il suffit d’ouvrir le bac et de le remettre en place.

N’hésitez cependant pas à appeler un professionnel si vous soupçonnez une fuite. Sachant que, dans tous les cas, réparer ou rénover sa robinetterie coûte finalement moins cher que de laisser couler l’eau…

Apprenti(e) Qualité Environnement H/F

Lundi, mai 2nd, 2011

Rattaché(e) à la responsable qualité et développement durable, vous intervenez sur l’usine du Bois Joli pour la mise en place de la norme ISO 22 000, liée à la qualité des produits alimentaires, et donc à la qualité de l’eau en ce qui nous concerne.

Vous effectuez des recherches bibliographique sur cette norme, rédigez un plan d’action et un plan qualité, et mettez en oeuvre les actions prescrites.

Vous réalisez également des diagnostics QSE sur nos sites importants, aussi bien en eau potable qu’en assainissement.

JOURNAL D’UN ECOCITOYEN ORDINAIRE

Mardi, mai 18th, 2010

Lundi 28 décembre 2009, 18h16. J’ai pris place à bord du TGV Strasbourg-Paris il y a disons cinq minutes. Face à moi, une quinquagénaire sans doute « moderne » tente d’exister à côté de son éphémère mais néanmoins très corpulent voisin. Comme moi, elle semble informatiquement dépendante. Ses yeux se globulisent devant l’écran.

Dans quelques minutes, le train sera à pleine vitesse et moi, en bon écocitoyen nouvellement converti à la cause verte, je me demande quelle quantité de CO2 il peut bien rejeter dans l’atmosphère quand l’aiguille du compteur s’affole. Quelle peut être la pollution quand les paysages défilent trop vite pour nos rétines ? Pour un peu, et même si je serai passé à autre chose une fois arrivé gare de l’Est, cette question me torturerait presque. Il y a quelques semaines, Sophie a rédigé un article sur la politique écologique de la SNCF, qui ne serait pas en reste en matière de lutte pour la préservation de l’environnement. Alors que la navette sur rails accélère et que le contrôleur procède aux premières vérifications, j’ai cependant des doutes.

Et puis je serais aussi curieux de connaître mon bilan carbone. Je sais depuis peu que nous pouvons tous le mesurer. Tôt ou tard, je le ferai, et dans la mesure où j’écris des articles parfois très incisifs sur l’écologie, je me sens moralement obligé de procéder à ce calcul qu’en des temps pas si reculés j’aurais trouvé très superfétatoire.

Je viens de rédiger la synthèse de la conférence de Copenhague. Cette fois encore, je n’ai pas mâché mes mots, et pour cause : je suis comme des millions de quidams, alerté par le réchauffement climatique, attaché à la biodiversité et à la sauvegarde des écosystèmes, et par conséquent j’ai assez peur de l’avenir. Je ne suis pas scientifique, aussi je me suis toujours gardé d’affirmer péremptoirement que ce phénomène qui devrait tous nous inquiéter est d’abord le fait de l’homme. Ca n’empêche, vouloir réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre ne me semble pas inutile, quand bien même la hausse des températures ne serait pas, pour l’essentiel, de notre ressort.

Alors oui, l’issue de ce sommet capital me déçoit beaucoup. Les décideurs du monde entier étaient censés s’accorder sur un dépassement du protocole de Kyoto, et au bout du compte ils nous ont pondu un texte, que dis-je un catalogue de bonnes intentions, sans valeur juridique. Cette happy end à la sauce Bush me fait penser aux accords verbaux que peuvent conclure un employeur et un candidat qui a tort de croire qu’il sera embauché ou à ces discours politiques remplis de promesses qui deviennent caduques au premier obstacle institutionnel. J’ai peut-être tort, qui sait ces néo-climatistes ou fossiliens convaincus qui nous gouvernent, pressés par l’opinion publique internationale, vont peut-être désormais mettre les bouchées quadruples après avoir donné un semblant de crédibilité à ce qui, à l’heure où je noircis cette page, n’est rien de plus qu’une synthèse en papier qu’un élève de première S intéressé par l’écologie aurait pu rédiger. Difficile à croire tout de même, tant le spectacle proposé du 7 au 18 décembre dernier ressemblait à un vaudeville de surcroît mal interprété, entre un Barack Obama toujours bright mais de plus en plus à l’étroit dans son costume de messie et un Hu Jintao désolant d’intransigeance. J’ai une pensée un brin émue pour les scientifiques du GIEC. Qu’ils aient tort ou raison dans ce qu’ils avancent, leur travail me paraît titanesque. Surtout, j’ai le sentiment que Pékin, New Delhi et Washington leur ont fait un bras d’honneur, le majeur pointé jusqu’à « nous », simples observateurs, alors que la communauté internationale dans son ensemble était supposée partir de leurs conclusions pour établir sa nouvelle feuille de route.

Le TGV a un peu ralenti. Je connais cette ligne sur le bout des doigts. Elle traverse plusieurs centaines de kilomètres de zones rurales qu’aucune éolienne n’a investies. À ma connaissance rien n’indique que des tours hélicées agrémenteront le paysage dans un futur proche. Je vais régulièrement à Bordeaux, à Nice et à Bruxelles, à chaque fois en train, et je n’en ai pas vu davantage. Je me pose donc la question, pas moins existentielle que les autres, de l’évolution de la proportion des énergies renouvelables dans la production totale d’électricité en France. Des confrères s’étaient gaussés, après le débat de l’entre-deux-tours, de l’ignorance écologique de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Les deux candidats maîtrisaient il est vrai bien mal cette thématique, au point de donner des chiffres fantaisistes sur ce qui devrait constituer une préoccupation majeure. Les Allemands sont à la pointe, nous à la traîne, et je ne vois pas comment l’écart avec nos voisins Teutons pourrait diminuer de sitôt. Nous avons pris trop de retard. C’est une question de mentalité, de gouvernance aussi.

Je me remémore ce Grenelle de l’environnement que j’ai synthétisé. Il est un cocktail que la réalité pourrait trouver imbuvable, avec une grosse cuillère à soupe d’objectifs qu’on peut présumer trop ambitieux pour être atteignables, une forte dose de lobbying primaire, quelques zestes de démagogie et une bonne pincée d’atermoiements labellisés « OGM ». L’administration en place paraît maintenant souffrir d’écologite aigüe. Tant mieux si elle ne guérit pas, encore faut-il brasser plus que de l’air et joindre les actes aux effets d’annonce. Il faudra certes du temps avant que tous les dispositifs se mettent en place, mais les hautes sphères ne réclament pas autre chose quand elles prennent conscience qu’une affaire est mal engagée.

Je ne crois pas être pessimiste, j’affirme cependant être réaliste et vigilant. Depuis quelques mois, j’écris des papiers sur l’environnement, un domaine qu’avec le temps j’ai appris à apprécier. Avec le temps, à défaut d’avoir les compétences et la légitimité requises pour proposer des alternatives aux moyens déployés aujourd’hui pour mettre les masses au vert, dirigeants y compris, je crois avoir progressé en matière d’appréhension des enjeux.

Les défenseurs de la théorie du complot parlent du sentiment écologique grandissant comme d’une manœuvre des élites, qui serait la plus basse de tous les temps et consisterait en une moralisation des esprits à des fins en réalité strictement capitalistes. Ceux-là doutent de tout et de tous, sauf peut-être de Thierry Meyssan. Libre à eux, mais je ne suis pas certain que la paranoïa puisse rendre heureux. Pour ma part, je ne le suis pas quand je vois ce qu’il reste de la mer d’Aral et que je découvre que sa cousine Morte prend elle aussi des allures de gravière. Je ne le suis pas quand je tape « mer de Kara » sur Google et que je découvre qu’elle n’a toujours pas, dix-huit ans après l’éclatement de l’Union Soviétique, été vidée de ses déchets radioactifs. Je ne le suis pas quand je lis ces articles qui décortiquent les conclusions alarmantes des scientifiques, selon lesquelles quelques paradis terrestres sont sérieusement menacés d’immersion à moyen terme et l’inlandsis pourrait finir par être réduit à peau de chagrin. Même si le doute est scientifiquement sain, je ne le suis pas davantage quand je vois les divergences qui existent au sujet du changement climatique, de sa potentielle gravité et de ses origines, parce que je me dis qu’elles ne sont pas de nature à encourager une coopération poussée à l’échelle internationale.

Au total, je me dis que, désormais, je raisonne comme beaucoup d’écocitoyens amateurs, comme ceux qui trient leurs ordures sans pour autant ne plus jurer que par l’écotourisme, comme ceux qui préfèrent se doucher plutôt que de prendre un bain sans pour autant lésiner sur l’arrosage des plantes, comme ceux qui achètent des produits « bios » sans pour autant manger les pissenlits par la racine au sens propre. J’aimerais que mes lecteurs s’identifient à moi, qu’après avoir lu ces mots ils soient rassurés quant au fondement de leurs interrogations et persuadés que leurs nouvelles préoccupations n’ont rien d’exotique. Je tenais à les rassurer. Noir sur blanc. En espérant que ces quelques lignes sans prétention auront plus de portée sur eux que le simulacre d’entente climatique devrait en avoir sur les pourfendeurs du sommet de Copenhague.

Marc Jolivet, l’environnement au sérieux

Jeudi, décembre 17th, 2009

Il est et restera toujours un humoriste reconnu. Certains de ses sketches, ainsi « Digicode », sont passés à la postérité. Mais Marc Jolivet ne fait pas que rire : il est aussi un ardent défenseur de la cause écologique.

Le grand public le sait moins voire l’ignore, mais Marc Jolivet est un écocitoyen de premier plan. Pas l’un de ces milliers de convertis des dernières heures qui veulent satisfaire leur conscience, pas l’une de ces célébrités en quête de gloriole, pas l’un de ces « people » qui veulent endosser le costume du militant pour renforcer leur capital sympathie auprès du commun des mortels. Non, son engagement à lui est dénué d’arrière-pensées et ne remonte pas au sommet de Copenhague.

Le 14 décembre dernier, il était l’invité de Marie Drucker dans l’émission Hors série, cette fois consacrée à la construction « écolo ». Un comique digne de ce nom ne saurait se départir de son humour, mais celui-ci peut en plus se prévaloir d’une perception presque experte. Il a ainsi montré tout au long de l’interview qu’il était au fait de l’actualité environnementale et que la défense de la planète n’était pas chose vaine pour lui.

Sauf que derrière les (bons) mots, il doit aussi y avoir des actes. Et sur ce terrain-là aussi, Marc Jolivet n’est pas en reste.

Trente cinq ans d’engagement

À bientôt soixante ans – il les aura le 17 juin – , il a traversé cette dernière décennie comme les trois précédentes, un œil face à ses fans, l’autre face à des auditoires dont rien n’indique qu’ils étaient d’emblée entièrement acquis à sa cause. Pensez donc, un humoriste qui prend le micro pour réclamer que les dirigeants de la planète s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), sur le papier ça a l’air un peu facile.

Marc Jolivet n’a cependant rien d’un profane en matière environnementale. C’est même un pionnier, dans la mesure où son premier fait d’armes remonte à… 1975 et à l’écriture d’une chanson intitulée « Le Père Noël écologiste ».

Quand quatorze ans et une batterie d’actions plus tard – notamment « avec les Verts, avec Brice Lalonde et avec Daniel Cohn-Bendit », comme il l’a rappelé à nos confrères de NaturaVox en décembre 2007 – il se présente aux élections municipales à Paris (NDLR : sous l’étiquette écologiste. Il a obtenu 11,89 % des suffrages), il mesure bien l’importance des enjeux et avec eux les périls à venir. À cette époque où le réchauffement climatique apparaît encore bien dérisoire et où des espèces commencent à s’éteindre en n’émouvant guère plus que les admirateurs d’Alain Bougrain-Dubourg, et malgré un score plus qu’honorable, il n’est encore qu’une vedette isolée. Ses pairs notoriétaires l’ont, en effet, rejoint dans la bataille beaucoup plus tard.

« Le mot « militant » ne me correspond pas mais je suis, je me sens écologiste et donc amoureux de ma planète, en combat pour la défendre », décrypte l’humoriste. « Je n’ai jamais fait de politique, je fais des actes politiques ou des actes citoyens », a-t-il également nuancé.

Marc Jolivet n’en a pas moins soutenu, un temps, Génération Écologie et José Bové, « et plus du tout ces gens là parce (qu’il) trouve qu’ils ne sont pas à l’heure (sic) ». Plus récemment, il a été vu dans certaines réunions publiques d’Europe Écologie. Au fil des ans, toutefois, son action s’est largement « citoyennisée ».

Un incontournable du milieu associatif

Créée en 1998, Écologie sans frontière réunit « des citoyens convaincus que les dommages causés par l’homme à l’environnement et à la santé seront bientôt irréversibles » et recourt systématiquement à l’arme juridique. Le meilleur moyen, selon ses fondateurs, d’obtenir des résultats.

Il se trouve que Marc Jolivet est président d’honneur de cette ONG et qu’il est aussi le fondateur et le président de Rire pour la planète, une association qui a vocation à « promouvoir et à enseigner aux enfants et par extension à leurs parents une écologie joyeuse et positive, pratique et responsable ».

Cette mission qu’ils ont le mérite de ne pas croire impossible, l’humoriste, Franck Laval (NDLR : le président d’Écologie sans frontière et initiateur du Grenelle de l’Environnement) et Luc Besson, président d’honneur de l’association, entendent bien aider à l’accomplir en intervenant dans les écoles pour inciter les plus jeunes à des actes responsables dans la vie quotidienne. En l’occurrence, ils interviennent en général séparément mais sont toujours accompagnés d’un ou de plusieurs professionnels de l’environnement.

Rire pour la planète s’emploie aussi à « réunir de manière régulière ses membres éminents dans (des) spectacles grand public » dont les bénéfices sont ensuite intégralement consacrés à des « actions concrètes » pour la planète.

Parrain de l’association Les Bioventoux (NDLR : qui vise à promouvoir le vin « bio » par le biais du rire), ambassadeur de l’opération Défi pour la Terre, une campagne de mobilisation nationale lancée conjointement par la Fondation Nicolas Hulot et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et qui vise la généralisation des gestes écocitoyens au quotidien, Marc Jolivet continue par ailleurs à parcourir la France… traqué par la police avec un ours polaire à ses côtés.

Dans son dernier spectacle, Mon frère l’ours blanc, il donne la réplique au roi de la banquise, qui fait autant partie de la biodiversité que lui et lui a sauvé la vie. Auparavant, les trois « o », Jean-Louis Borloo, Nicolas Hulot et « Sarko » lui avaient demandé de rallier l’Arctique pour témoigner, avec une équipe qui a préféré l’abandonner sur place… Une manière originale d’afficher ses convictions d’inculquer des préceptes à des spectateurs souvent moins au fait que lui des questions environnementales.

Marc Jolivet en est persuadé : « L’écologie peut être joyeuse, lumineuse, déconneuse ». Ce qui ne veut surtout pas dire qu’il prend ses problèmes par dessus la jambe.