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Les adultes du 21ème siècle ne font pas assez d’activité physique

Mardi, septembre 25th, 2018

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient alerter l’opinion publique sur l’inactivité physique des adultes dans le monde. Selon les chiffres publiés par la branche santé de l’ONU, un quart de la population mondiale n’a pas une activité physique suffisante pour se prémunir contre les risques cardiovasculaire, le diabète et certaines formes de cancers.

La revue The Lancet Global Health a récemment publié les résultats d’une étude portant sur les tendances mondiales en matière d’activité physique. Il s’agit de la première étude sur cette thématique, et les résultats ne sont pas particulièrement satisfaisants aux yeux de l’OMS.

Il apparait en effet qu’en 2016, plus d’1,4 milliard d’adultes n’avaient pas une activité physique suffisante. Le problème serait plus important dans la population féminine : l’OMS estime qu’une femme sur trois et un homme sur quatre ne bougent pas assez pour rester en bonne santé.

Pire, les auteurs de cette étude soulignent le “peu de progrès” réalisés entre 2001 et 2016 au niveau de la pratique d’activité physique.

“Contrairement à d’autres risques majeurs pour la santé mondiale, les niveaux d’activité physique insuffisante ne diminuent pas dans le monde, et plus du quart des adultes n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés pour être en bonne santé”, estime en effet Regina Guthold, docteur à l’OMS.

Les recommandations de l’OMS préconisent au moins 150 minutes d’activité physique modérée (marche rapide, vélo, nage, jardinage…) ou 75 minutes d’activité physique vigoureuse (sports collectifs, course à pied…) par semaine pour un adulte entre 18 et 64 ans. En dessous de ces niveaux, les activités physiques sont considérées comme insuffisantes.

“Pour pouvoir en retirer des bénéfices supplémentaires sur le plan de la santé, les adultes devraient augmenter la durée de leur activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue”, précise l’OMS.

90% des zones protégées sont soumises à des activités humaines néfastes

Mercredi, mai 30th, 2018

Constructions urbaines, axes de transport, forage d’hydrocarbure… L’empiétement des humains sur les zones protégées ne cesse de s’intensifier. Un groupe de chercheurs a décidé d’évaluer de quelle manière les activités humaines pèsent sur les zones protégées menacées. Et après avoir passé en revue des millions de kilomètres carrés, ils sont en mesure d’affirmer que les mesures de protection s’amenuisent. Pire, certaines zones ne seraient protégées que sur le papier.

Dans un rapport publié jeudi 17 mai dans la revue scientifique américaine Science, un groupe de chercheurs estime qu’un tiers des aires désignées comme “protégées” par les États subisse “une importante pression humaine”. Des conditions qui mettent notamment en péril la protection des espèces animales en danger, qui s’affaiblit à grande vitesse dans plus de 6 millions de kilomètres carrés de terres protégées.

“La plupart des pays font le premier pas et créent des zones protégées, mais ils s’arrêtent là et oublient le travail plus difficile et plus important consistant à financer la gestion de ces aires protégées, afin d’empêcher toute ingérence humaine d’importance”, expliquent en effet les auteurs du rapport.

Depuis 1992, la superficie des aires protégées a doublé dans le monde. Soucieuse de préserver la biodiversité de notre planète, la communauté internationale a en effet décidé de créer des zones protégées afin d’encadrer le développement des activités humaines et ainsi offrir un refuge aux espèces animales. Malheureusement, les infrastructures humaines continuent de se développer au sein même de ces réserves naturelles.

“On a découvert des infrastructures routières importantes comme des autoroutes, de l’agriculture industrielle, et même des villes entières à l’intérieur de zones qui étaient censées être consacrées à la protection de la nature”, expliquent Kendall Jones, chercheur à l’Université Queensland en Australie, et coauteur de cette étude.

Selon les estimations, plus de 90% des aires protégées seraient soumises à des “activités humaines néfastes”.

Les chercheurs appellent donc les États du monde entier à mobiliser les fonds nécessaires pour renforcer les mesures de protection de la biodiversité et citent notamment les réussites de certains pays en matière de réserves et de parcs naturels protégés (le sanctuaire de Keo Seima au Cambodge, le parc national Madidi en Bolivie, la réserve de biosphère de Yasuni en Equateur).

Paris : la piétonisation des berges de la Seine annulée par le tribunal

Vendredi, février 23rd, 2018

La nouvelle est tombée mercredi 21 février : le tribunal administratif de Paris a décidé d’annuler la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite à Paris. Cette décision, prise sur le “fondement d’une procédure irrégulière”, met fin au projet de piétonisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, une mesure phare de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui comptait par ce biais lutter contre la pollution de l’air.

Le tribunal a annoncé l’annulation de “la délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris” qui promulguait l’intérêt général de l’opération d’aménagement des berges de la rive droite de la Seine. L’arrêté du 18 octobre 2016, prévoyant la création d’une allée piétonne publique sur la voie Georges-Pompidou, est également annulé.

Le tribunal administratif de Paris a estimé que la délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris avait été adoptée “après une enquête publique réalisée sur le fondement d’une étude d’impact du projet qui comportait des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, éléments majeurs d’appréciation de l’intérêt général du projet”.

Soucieux de justifier cette annulation, le tribunal a tenu à préciser que “ces imprécisions avaient été relevées par l’autorité environnementale dans son avis du 10 mai 2016. Doutant de l’intérêt général du projet, la commission d’enquête publique avait en effet émis un avis défavorable au projet le 8 août 2016.

La sentence est lourde pour la municipalité qui souhaitait, avec ce projet de piétonisation, réduire la circulation des voitures et, par conséquent, réduire les émissions de dioxyde de carbone qui polluent l’atmosphère parisienne. L’initiative avait également pour objectif de redonner l’usage de ces berges aux piétons et aux vélos.

La réaction de l’exécutif parisien ne s’est pas faire attendre. Anne Hidalgo a en effet annoncé son intention de ne pas laisser le tribunal administratif de Paris compromettre son projet. “Avec mon équipe, nous avons décidé de faire appel de cette décision et de prendre sans attendre un nouvel arrêté de piétonisation”, a-t-elle déclaré à la presse en fin d’après-midi.

La décision de faire de la voie Georges-Pompidou un parc réservé à la promenade et à la circulation des vélos “a été saluée par les Parisiens mais aussi par des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier”, a déclaré Mme Hidalgo qui estime que “cette promesse de campagne fait depuis un an et demi la fierté de notre ville”.

Si la décision du tribunal administratif a été saluée par l’association 40 Millions d’automobilistes, les élus écologistes ont en revanche déploré une décision “qui va à l’encontre de la politique de réduction de la pollution de l’air menée depuis 2014″.

Les grands chalutiers exploitent plus de 55% de la surface océanique

Jeudi, février 22nd, 2018

L’homme est le seul être vivant de la planète Terre qui a un effet néfaste sur l’environnement. Une étude publiée ce jeudi 22 février vient une fois de plus confirmer cette triste réalité. Selon des observations satellites menées depuis l’espace, plus de la moitié des océans serait exploitée par des chalutiers industriels, entraînant ainsi des prélèvements à un rythme insoutenable pour certaines espèces.

Des données satellites récoltées pour évaluer l’importance de la pêche industrielle dans les zones maritimes ont permis de constater qu’au moins 55% de la surface des océans est actuellement ratissée par des chalutiers (qui battent notamment pavillon chinois).

Selon l’article publié dans la revue scientifique Science qui fait écho à cette étude, “la superficie totale pêchée est probablement plus élevée”. Faute de bonne couverture satellite, certaines parties du monde n’ont pas pu être étudiées, mais les auteurs de l’étude estiment que la superficie totale pêchée pourrait s’élever jusqu’à73% de la surface des océans.

“Les hommes pêchent dans les océans de la planète depuis 42.000 ans mais, jusqu’à maintenant, nous n’avions pas vraiment de vue d’ensemble sur où et quand les gens pêchaient”, explique David Kroodsma, directeur de la R&D au sein de l’ONG américaine Global Fishing Watch. “Les importants sites de pêche ont été observés dans le nord-est de l’Atlantique et le nord-ouest du Pacifique, ainsi que dans les régions riches en nutriments au large de l’Amérique du Sud et de l’Afrique de l’Ouest”, précise-t-il.

Les données utilisées pour cette étude ont pu être récoltées grâce au Système d’Identification Automatique (SIA) qui équipe les grands navires de pêche (il fournit leur position afin d’éviter toutes collisions). Les navires espagnols, taïwanais, japonais, coréens et chinois représentent plus de 85% des grands chalutiers industriels.

L’équipe de scientifique en charge de l’étude ont étudié les messages émis par le SIA entre 2012 et 2016. Ils ont ainsi constaté que la surface de notre planète utilisée pour la pêche était quatre fois plus grande que la surface cultivée pour l’agriculture.

“Les petits navires qui attrapent la plupart des poissons capturés dans le monde, sur les eaux côtières, ne sont pas recensés car ils n’ont pas de transmetteurs satellite”, déplore Daniel Pauly, professeur à l’université canadienne de Colombie-Britannique. Il estime d’ailleurs que les données recueillies pourraient aider à faire évoluer les règles internationales de la pêche, tout en permettant de réduire la pêche illégale.

Réintroduction du lamantin : la Guadeloupe persiste

Vendredi, novembre 10th, 2017

Le lamantin est un mammifère aquatique herbivore, souvent qualifié de “vache des mers”, qui pèse entre 450 et 500 kilos. Il est considéré au niveau mondial comme une espèce en danger : l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) l’a d’ailleurs classé dans sa tristement célèbre liste rouge. Un programme tente depuis quelques années de le réintroduire dans les eaux de la Guadeloupe. Plusieurs échecs récents faisaient craindre un abandon de ce projet. Mais il n’en est rien : deux nouveaux spécimens venus du Mexique devraient succéder à Junior et Kaï.

“Le projet va être orienté sur des lamantins élevés en zoo mais qui sont nés en milieu naturel”, explique Maurice Anselme, directeur du Parc national de la Guadeloupe, confirmant ainsi l’existence de discussions avec le Mexique pour l’obtention de deux mâles et deux femelles.

Nés en captivité dans des bassins naturels, ces quatre lamantins pourraient bien se révéler plus “adaptables” aux eaux de la Guadeloupe que Junior et Kaï. Ces deux individus, qui sont nés et ont été élevés dans un bassin couvert du zoo de Singapour, ont été réintroduits dans la baie du Grand Cul-de-Sac Marin en 2016. Après le décès de Junior en novembre 2016, Kaï est tombé gravement malade en juillet dernier.

L’animal devait d’ailleurs participer à un programme de reproduction dans un bassin semi-ouvert mais “on n’arrive pas à tenir les délais de l’Europe sur le protocole initial”, déplore Maurice Anselme qui envisage éventuellement de renvoyer l’animal “soit dans un zoo européen, soit dans le zoo de Singapour”.

C’est la raison pour laquelle l’Union Européenne, qui finance le projet à hauteur de 3,5 millions d’euros jusqu’en 2020, a donné son accord à une réorientation du projet : l’objectif est désormais de réintroduire le lamantin, sans envisager pour l’instant sa reproduction.

Si les discussions avec le Mexique aboutissent, les lamantins devraient d’abord être placés dans un bassin de “pré-lâcher” : cet enclos naturel d’un hectare, délimité par des filets de sécurité, devrait permettre aux animaux de s’adapter aux conditions guadeloupéennes tout en étant facilement suivis par les vétérinaires du parc. Le partenariat n’étant pas éligible dans le cadre des financements européens, le Parc National de la Guadeloupe a lancé un appel au mécénat dans les médias locaux.

En attendant, Kaï ne pourra quitter la Guadeloupe que lorsqu’il sera en mesure de “supporter le voyage”.

Le grizzly retiré de la liste des espèces protégées : une fausse bonne idée ?

Vendredi, juillet 14th, 2017

Situé dans le Nord-Ouest du Wyoming, aux États-Unis, le parc national de Yellowstone est le plus ancien parc national du monde. Et probablement un des plus emblématiques. Fréquenté chaque année par plus de 3 millions de visiteurs du monde entier, il est célèbre pour ses incroyables phénomènes géothermiques (geyser, sources d’eau chaude…) ainsi que pour la richesse de sa faune (ours noir, bisons, loups, coyotes, orignaux, cerfs…). C’est au cœur de cet écosystème, un des derniers relativement intacts des zones tempérées, que réside le grizzly. Si l’espèce a longtemps été considérée comme “en danger”, sa population semble aujourd’hui avoir regagnée en vitalité. À tel point que le grizzly du Yellowstone et des régions avoisinantes vont être retirés de la liste des espèces en danger.

L’annonce a été faite fin juin par le secrétaire américain de l’intérieur et fait suite à une proposition de l’administration du président Barack Obama qui remonte à mars 2016. Conforté par l’avis positif émis par le Service américain de la pêche et de la faune sauvage (USFWS), le précédent résident de la Maison Blanche avait en effet décidé de faire retirer le grizzly de Yellowstone des espèces à protéger car en danger de disparition.

Il faut dire que la population de grizzly s’est particulièrement bien reconstituée au cours des 50 dernières années. En 1975, constatant qu’il ne reste que 136 individus au sein du parc Yellowstone, l’USFWS milite pour la mise en place de mesures de protection visant à reconstituer une base solide pour la population de cet emblématique ours brun. Aujourd’hui, on estime que plus de 700 grizzlys vivent dans le parc et dans les États voisins (Montana, Idaho…). Soit largement plus que l’objectif de 500 que s’était fixé l’USFWS.

“Cet accomplissement marque l’un des grands succès de conservation en Amérique, la culmination de décennies d’efforts importants et d’engagements des États, des tribus, du pouvoir fédéral et de partenaires privés”, s’est félicité le ministre Ryan Zinke, originaire du Montana.

Les chasseurs et éleveurs de bétail de l’Ouest américain, ont salué la décision du secrétaire américain de l’intérieur. Ces groupes de pression étaient en effet mobilisés en faveur du retrait des mesures de protections fédérales envers le grizzly. Ils estiment notamment que l’augmentation de la population d’ours représente une menace pour les troupeaux et les animaux prisés pour la chasse (comme les élans ou les cerfs) mais également pour les humains.

Les organismes de protection de l’environnement ont en revanche dénoncé le retrait du grizzly de la liste des espèces menacées, estimant que cette décision ruine des décennies d’effort et de progrès. Malgré la reconstitution de sa population, le grizzly reste en effet vulnérable en raison de l’effet du réchauffement climatique (diminution de son habitat naturel, raréfaction de sa principale source de nourriture…).

De plus, l’organisation WildEarth Guardians estime que le nouveau statut du grizzly encouragerait les chasseurs de trophée à traquer les individus qui s’aventureront en dehors des limites administratives du parc national, là où ils ne seront plus protégés.

“La lutte pour le grizzly est lancée. Nous nous opposerons à toute tentative de retirer ces ours de la liste des espèces protégées”, a notamment tweeté l’ONG Western Environmental Law Center.

États-Unis : le Parc national des Everglades en danger

Mercredi, mars 22nd, 2017

Le fragile écosystème des Everglades, Parc national américain situé au Sud de l’État de Floride, est gravement mis en péril en raison des effets du réchauffement climatique. Montée du niveau des océans, pollution des espaces côtiers, période de sécheresse et augmentation de la fréquence des tempêtes ont rendu encore plus urgente la nécessité de protéger le plus grand marécage des États-Unis.

Situé sur les comtés de Miami-Dade, Monroe et de Collier, le Parc national des Everglades renferme le plus vaste milieu naturel subtropical des États-Unis. Envahi par la mangrove, ce territoire vieux de 6.000 à 8.000 ans couvre tout le Sud de la Floride sur une longueur de 200 kilomètres et une largeur de 80 kilomètres. Il s’agit d’un espace sauvage qui renferme une faune très variée : le million de touristes qui visitent le parc chaque année peuvent en effet tomber à tout instant sur les nombreux crocodiles, alligators, ibis, pélicans, flamants, pumas, ratons laveurs, lynx ou encore lamantins qui y ont élu domicile.

Contrairement à de nombreux autres parcs nationaux américains, les Everglades ont été classés pour des raisons de protection d’un écosystème fragile plus que pour des impératifs géographiques. Le Parc national peut en effet être considéré comme un lent système mouvant de rivières alimentées par des cours d’eau comme le Kissimmee et le lac Okeechobee. Si la présence de l’homme dans la région date de plusieurs milliers d’années, le début de l’urbanisation et de l’agriculture date de la fin des années 1948. Depuis près de 70 ans, les écosystèmes des Everglades souffrent de l’impact négatif de l’activité humaine : leur restauration est ainsi devenue un des objectifs majeurs des politiques du sud de la Floride.

C’est au début des années 2000 que le Congrès des États-Unis lance un plan de restauration des Everglades baptisé Comprehensive Everglades Restoration Plan. L’objectif est de “préserver, restaurer et protéger l’écosystème sud-floridien tout en répondant aux besoins de la région relatifs à l’eau”. Il apparait cependant que depuis son lancement, ce chantier de réhabilitation n’a que peu progressé.

“Notre objectif était d’en avoir accompli la quasi-totalité en 20 ans. Nous sommes presque au bout de ces 20 ans et aucun projet n’a été achevé”, estime Steve Davis, spécialiste des zones humides à la Fondation Everglades. “Nous avons altéré l’écosystème dans les années 1940 et 1950 lorsque nous ne connaissions pas les risques. Aujourd’hui, nous devons le réparer”, précise Bob Johnson, hydrologue du Service des parcs nationaux.

Il s’avère en effet que l’activité humaine a petit à petit freiné l’écoulement de l’eau douce depuis le lac Okeechobee. Le phénomène a été amplifié ces dernières années en raison de la construction d’une digue protégeant les millions d’habitants venus s’installer dans cette région des ouragans, ainsi que par la culture de la canne à sucre qui assèche les marais.

“Si nous ne trouvons pas le moyen de stocker davantage d’eau, nous ne pourrons pas surmonter les problèmes qui vont surgir. Nous ne pourrons pas faire face à de longues périodes de sécheresse suivies d’abondantes pluies”, estime M. Johnson.

Des projets de loi prônant l’acquisition de 240 kilomètres carrés de terres au sud du lac Okeechobee (pour y construire un réservoir d’eau douce de 454 millions de litres d’eau) ont notamment été déposés auprès du Sénat et de la Chambre des représentants de Floride. La mesure se heurte cependant au scepticisme d’une dizaine d’industriels qui ne veulent pas vendre leurs terrains et remettent en doute les études scientifiques sur lesquelles s’appuie le projet.

Le niveau de consommation d’énergie de l’UE repasse sous le niveau de 1990

Jeudi, février 23rd, 2017

Serions-nous déjà en train de bénéficier des conséquences des transitions énergétiques lancées ces dernières années par les États membres de l’Union Européenne? C’est en tout cas ce que laissent penser les chiffres publiés lundi 20 février par l’Office de statistiques européen : en 2015 la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE serait repassée sous son niveau de 1990.

Les statistiques d’Eurostat sont formelles : les volumes d’énergie consommés par les pays membres de l’UE en 2015 se sont élevés à 1.626 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Il s’agit d’une baisse globale de 11,6% par rapport au pic de consommation de 2006 et un volume en diminution de 2,5% par rapport à l’année 1990 (année de référence, prise en compte par la majorité des politiques énergétiques européennes).

Les bons élèves en termes de réduction de la consommation énergétique sont les pays baltes : en 2015, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont respectivement enregistrés des baisses de consommation de 57%, de 45% et de 37% par rapport à leurs niveaux de 1990. L’Irlande, l’Espagne et l’Autriche ont en revanche vu leur consommation intérieure augmenter respectivement de 38%, 35% et 33%.

“Bonne nouvelle: la consommation d’énergie sous les niveaux de 1990. Mauvaise nouvelle: la dépendance de l’UE aux importations de combustibles fossiles augmente”, a cependant contrasté Miguel Arias Canete, commissaire européen à l’Action pour le climat.

Car si la consommation intérieure brute d’énergie a baissé, la dépendance aux importations de combustibles fossiles polluants (charbon, pétrole, gaz naturel…) s’inscrit à la hausse. En 2015, trois tonnes de ressources fossiles étaient en moyenne importées pour une tonne produite. En 1990 ce ratio était de une pour une.

Les combustibles fossiles sont donc encore une source d’énergie majeure pour les pays de l’UE : ils représentaient, selon Eurostat, une part de 73% du mix européen en 2015. Soulignons cependant que cette part s’élevait à 83% en 1990.

Les pays les moins dépendants aux combustibles fossiles sont à l’heure actuelle le Danemark (4%), l’Estonie (17%), la Roumaine (25%) et la Pologne (32%). Le Royaume-Uni a en revanche vu sa dépendance augmenter de manière drastique en passant de 2% en 1990 à 43% en 2015. Eurostat souligne enfin les bonnes performances de 3 États membres qui sont tributaires pour moins de 50% de combustibles fossiles dans leur consommation d’énergie : la Suède (30%), la Finlande (46%) et la France (49%).

Dans le cadre de son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’UE s’est engagée à réduire sa consommation d’énergie de 20% d’ici l’horizon 2020. Il s’agit d’atteindre une consommation d’énergie primaire (volume énergétique potentiel contenu dans les combustibles) de 1.483 Mtep et une consommation finale (énergie consommée) de 1.086 Mtep.