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Vostok, un lac d’eau douce au cœur de la glace et des polémiques

Vostok, un lac d’eau douce au cœur de la glace et des polémiques
Le plus grand lac subglaciaire de l’Antarctique a été découvert après deux décennies de forages

Pour la première fois, un lac d’eau douce a été découvert sous la glace de l’Antarctique. On la doit aux Russes, fortement critiqués par les acteurs de la protection de l’environnement pour leurs techniques de forage.

Ils creusaient depuis 20 ans ! Des chercheurs russes sont enfin parvenus jusqu’au lac Vostok, une étendue d’eau douce emprisonnée sous la glace de l’Antarctique, à 4 kms de profondeur. L’information a été révélée lundi par l’agence russe RIA Novosti. Long de 250km et large de 50km, le lac subglaciaire serait enfoui depuis des centaines de milliers d’années.

Si les travaux de forage ont duré si longtemps, c’est parce que la communauté scientifique internationale voyait cette mise au jour d’un mauvais œil. Les Russes ont ainsi dû interrompre leurs recherches à plusieurs reprises, avant que la commission nationale russe, seule décisionnaire au final, ne leur donne son accord. Principales mises en causes, les techniques de forage, qui auraient nécessité l’utilisation de kérosène afin que le tunnel creusé ne se referme pas. Les inquiétudes sont par ailleurs d’autant plus vives aujourd’hui que Vostok a vu la lumière du jour, et de nombreux spécialistes craignent aujourd’hui que l’écosystème unique abrité par le lac soit contaminé voir détruit par le forage.


Le porte-parole de l’Institut russe de recherche scientifique pour l’Arctique et l’Antarctique met quant à lui en avant la réalisation d’une « étude scientifique fondamentale » sur les changements climatiques, qui laisse toutefois sceptiques les scientifiques étrangers. Selon le climatologue Jean Jouzel, vice-président du GIEC et grand spécialiste de la glace de l’Antarctique cité par nos confrères du Parisien, « l’intérêt climatique est quasi nul ». « Dire que ça va nous apprendre quelque chose sur le climat, c’est faux : on sait qu’à partir de 3300 mètres, on ne peut plus obtenir d’informations climatiques à Vostok », a-t-il poursuivi.

Le plus grand lac subglaciaire de l’Antarctique aurait été découvert par hasard, lors de recherches scientifiques, en 1989. Interrompu au début des années 1990 à cause des pressions internationales, les opérations de forage n’ont repris qu’en 1996, avant d’être à nouveau suspendues en 1998. Question de fierté nationale peut-être, les Russes ne se sont pas découragés et ont continué à creuser. Il faut dire que les Britanniques ont prévu de forer non loin de là, pour percer le lac Ellsworth…

Crédits photos: mark 217 / BlatantWorld.com
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  • Bernard973

    N’y a-t-il pas un grand danger à faire remonter à la surface de la terre des bactéries ou des virus qui datent du Miocène ?