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Une nouvelle gamme de bouteilles de champagne plus « écolo »

Une nouvelle gamme de bouteilles de champagne plus « écolo »
Plus légères de soixante cinq grammes, les nouvelles bouteilles vont permettre à la filière champenoise de réduire ses rejets de dioxyde de carbone

Le consommateur ne s’en apercevra certes pas à l’œil nu, mais le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) a décidé de lancer un nouveau standard de bouteilles.

Plus légères de soixante-cinq grammes, soit une diminution de 7 % du poids habituel (neuf cents grammes, contre quatre cent cinquante à cinq cents grammes pour les autres vins), déjà utilisées par la marque Vranken-Pommery depuis 2002, elles ont vocation à faire baisser les rejets de gaz à effet de serre (GES) de la filière champenoise. Cet allègement devrait en effet coïncider avec une économie de huit mille tonnes sur son empreinte carbone, ce qui équivaut tout de même aux émissions actuelles de dioxyde de carbone (CO2) de quatre mille véhicules, en plus d’entraîner une diminution notable des frais de transports.

Des avantages non négligeables donc, qui rendent encore plus belle la petite bourgeoisie qui boit du champagne chère à Discobitch et attestent que décidément pléthore de pans de l’industrie française se sont forgés une conscience écologique. La filière viti-vinicole a ainsi pris des mesures ces derniers mois pour réduire ses émissions de gaz carboniques de 25 % d’ici à 2020 et de 75 % à l’horizon 2050, alors qu’une proportion croissante de producteurs bordelais procèdent désormais au tri et au recyclage de leurs déchets.

« En 2002, le pôle technique et environnement du CIVC a établi le bilan de la filière champagne et s’est engagé à réduire l’empreinte carbone de 25 % », a rappelé Daniel Lorson, porte-parole du Comité.

D’après lui, il serait maintenant impossible d’alléger davantage les bouteilles de champagne sans transformation sensible du vin effervescent, lequel nécessite « une bouteille plus résistante (que les autres vins) du fait du dégagement de gaz qui exerce une pression de six kilogrammes au centimètre carré ».

Reste que cet effort pourrait peut-être en amener d’autres dans les processus de fabrication et qu’il n’est pas interdit de penser que les industriels du secteur étudieront un jour les possibilités de réduire le poids des magnums, jéroboams et autres nabuchodonosors. En tout cas plus personne ne peut désormais leur reprocher de buller face à l’urgence environnementale.

Flickr - Ron Diggity
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