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Un moustique génétiquement modifié pour lutter contre la dengue

Un moustique génétiquement modifié pour lutter contre la dengue
Les moustiquaires sont pour l'instant l’un des seuls moyens de lutter contre la dengue

Un moustique génétiquement modifié pourrait être introduit au Panama pour lutter contre la dengue. Les associations écologistes n’ont pas tardé à réagir.

Les autorités panaméennes ont décidé d’employer la manière forte face à la dengue, qui a ressurgi depuis une vingtaine d’années en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Elles veulent introduire un moustique génétiquement modifié pour lutter contre cette maladie. Directeur de l’Institut du Mémorial Gorgas d’études de santé (Panama), Nestor Souza a expliqué que, chez cette espèce, c’est la femelle qui pique et se nourrit de sang pour pouvoir pondre. Elle transmet alors le virus d’un individu à l’autre. Les chercheurs ont donc « modifié » les mâles pour qu’ils « concurrencent » les femelles, qui pondraient alors moins, d’où une réduction de la population de moustiques.

Les ONG de protection de l’environnement ont de leur côté tapé du poing sur la table, redoutant les effets négatifs de ce moustique « mutant » sur la santé. L’expérience a déjà été tentée en Malaisie, au Brésil et aux Îles Caïman, mais pour l’heure on ignore si elle a eu des répercussions négatives.

C’est précisément cette méconnaissance des effets que dénoncent les écologistes, qui veulent en savoir plus avant que le gouvernement prenne une décision définitive. Cité par nos confrères de l’AFP, Olmedo Carrasquilla souligne que « nous ignorons les altérations qu’ils pourraient provoquer chez les personnes piquées » et juge donc « irresponsable » l’attitude des pouvoirs publics. M. Souza, lui, insiste sur le fait que les effets négatifs n’ont pas été prouvés et rappelle qu’une technique similaire consistant à introduire des individus stériles est déjà en cours d’élaboration au Panama pour lutter contre la mouche de Libye, dont la larve pond dans les plaies et mange les chairs vivantes.

: Le moustique est responsable de 50 millions de cas de dengue par an

Une maladie tropicale sans vaccin ni traitement

La dengue est une maladie tropicale redoutable qui était cantonnée aux pays d’Asie du Sud-Est avant les années 1980. « Les cas annuels rapportés ont été multipliés par 60 entre 1989 et 1993 comparativement à la période précédente (1984-1988) » en Amérique latine, souligne par ailleurs l’Institut Pasteur sur son site Internet. Se caractérisant par « une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et par une éruption cutanée ressemblant à la rougeole », pouvant aussi donner lieu à des hémorragies conjonctivales ou à des saignements de nez, la dengue a même fait son apparition en France métropolitaine il y a un peu plus d’un an et demi, sous une forme locale.

Il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement permettant de lutter contre cette maladie qui touche chaque année cinquante millions de personnes. Chez 500 000 cas, elle est de type hémorragique, le plus grave, mortel dans 20% des cas. Dans ces conditions, les autorités panaméennes ont décidé de franchir un Rubicon. L’avenir dira si elles ont bien fait.

Crédits photos : flickr – surfi/Jonny Travels
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