NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Un label Grenelle de l’environnement pour les professionnels du bâtiment

Un label Grenelle de l'environnement pour les professionnels du bâtiment
Plus de trente-deux mille entreprises du secteur du bâtiment devraient prochainement se voir attribuer le label « Reconnu Grenelle environnement

Pas franchement un gage de qualité, diront les mauvaises langues et ses plus virulents détracteurs, la gauche et les associations de protection de la nature en tête. Si nul ne peut objecter que le « new deal vert » lancé en grande pompe en début de quinquennat n’a pas tenu toutes ses promesses, si l’accusation des ONG concernées selon lesquelles elles ont parfois été « sorties du jeu » ne repose effectivement pas sur du sable, le Grenelle de l’environnement laissera tout de même une empreinte durable, dans tous les sens du terme.

Vaste chantier – trop vaste peut-être – dont on a récemment célébré le quatrième anniversaire, il aura en effet droit à sa mention sur des camionnettes et des entreprises du secteur du bâtiment, contributeur important des rejets carbone nationaux et qui était à ce titre l’une de ses cibles prioritaires. Un « reconnu Grenelle environnement » sera attribué aux sociétés effectuant des travaux de rénovation énergétique des logements ou installant des équipements de production d’énergie renouvelable dans le respect des standards écologiques actuels. Ainsi en ont décidé l’État, les fédérations d’entreprises et artisans du bâtiment, Qualibat, QualitEnR et QualifElec [NDLR : trois organismes de qualification du bâtiment et des technologies vertes, eux-mêmes agréés par le Comité français d'accréditation (COFRAC) ], qui ont paraphé hier une charte d’engagement.

« L’idée c’est de dire au consommateur : “vous n’avez pas besoin de lire ce qu’il y a en-dessous, à partir du moment où vous voyez Reconnu Grenelle environnement” […] On n’a pas inventé un nouveau nom.”Grenelle environnement”, c’est quelque chose qui parle aux gens, à quoi ils attribuent une valeur », a commenté Virginie Schwartz, directrice exécutive des Programmes à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), interrogée par nos confrères de l’AFP et qui a dévoilé l’objectif gouvernemental, à savoir « arriver début 2014 avec un nombre suffisant d’entreprises pour pouvoir mettre en place l’éco-conditionnalité des aides publiques, comme les crédits d’impôts et l’éco-PTZ ». C’est l’Agence qui a initié cette nouvelle « étiquette », attribuée sur dossier par l’un des trois organismes précités pour une période de deux ans reconductible.

À l’heure actuelle, trente-deux mille deux cents entreprises seraient déjà éligibles, rapporte Qualibat. Une visite de chantier permettra de s’assurer de l’application des critères. Une procédure de traitement des litiges et des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion ont aussi été intégrées dans la charte, que toutes les sociétés qualifiées doivent signer, en cas de manquement ou de défaillance.

On attend maintenant de savoir si ce nouveau label fera effectivement tilt auprès de nos concitoyens qui, rappelons-le, sont une majorité à juger négativement le Grenelle de l’environnement…

Crédits photos : Wikimedia Commons – Mélanie Huguet / StéphanieD
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • gaga

    Il y a déjà tant de labels que nous perdons un peu le nord !